Cinéma Dans la déferlante de blockbusters et de films familiaux jusqu’à la fin de l’année en salle, les Belges se font une place sur la toile.

C’est une tradition immuable, à l’instar de la dinde aux marrons du réveillon ou des jouets de Saint-Nicolas : les deux derniers mois de l’année sont les plus fous dans les salles de cinéma. Avec une déferlante de blockbusters et de films familiaux, congés de Toussaint et de Noël obligent, mais aussi des films qui visent les Oscars. Un banquet d’images auquel, pour une fois, les petits Belges sont invités. Les étrennes vont donc tomber au bon moment pour ne pas en manquer une miette.


La bataille du tennis

Les longs métrages sur le sport ne sont pas légions. On ne peut donc que regretter que Borg/McEnroe et La bataille des sexes, qui retrace la première confrontation entre une femme et un homme au tennis, sortent le même jour, le 8 novembre.


Des concurrents pour Star Wars

Bien sûr, Star Wars : Les derniers Jedi devrait à nouveau réaliser des chiffres d’entrées stratosphériques à partir du 13 décembre


Mais les autres blockbusters comptent bien mettre à mal cet empire. À commencer par Justice League (15/11), dans lequel Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et The Flash doivent s’associer pour tenter de repousser la pire menace jamais encourue par notre planète.

Plus terre à terre, George Clooney, Matt Damon et Julianne Moore franchissent le Suburbicon (6/12) pour dévoiler les faces sombres du mode de vie américain. Tandis que Ridley Scott s’intéresse à Tout l’argent du monde (27/12) via l’enlèvement de l’homme le plus riche du monde.

Au rayon des retours, notons L’expérience interdite (22/11), mais sans Julia Roberts ni Kiefer Sutherland, Jumanji (20/12), avec The Rock en lieu et place de Robin Williams, ou Le crime de l’Orient-Express (6/12), qui voit Hercule Poirot prendre les traits de Keneth Branagh pour déterminer encore et toujours quel passager du train (parmi lesquels figure Johnny Depp) est un ignoble meurtrier.


Les enfants à la fête

Coco (22/11), la nouvelle production Pixar, ouvre le bal des films familiaux. Avec une visite au pays de la mort joyeuse et des trépassés facétieux. Une approche audacieuse contrebalancée deux semaines plus tard par Paddington 2 (6/12). L’ourson glouton débordant de gentillesse affronte cette fois un voleur de livres qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Hugh Grant.

Pas le temps de se goinfrer de marmelade que, déjà, Ferdinant (20/12), le taureau au cœur tendre, fait visiter l’Espagne en dessin animé au petit.

Dans un registre plus émouvant, Wonder (27/12) dévoile les difficultés rencontrés à l’école par un enfant souffrant d’une déformation du visage. Un événement, avec Julia Roberts à l’affiche.


Tueurs du Brabant

Côté belge, Tueurs (6/12) s’impose comme le film de l’année. François Troukens y retrace, dans un style percutant, sa vision des tueries du Brabant. Choc garanti.


Dans un tout autre registre, Nawell Madani devrait faire un malheur avec sa comédie très autobiographique, C’est tout pour moi (29/11). Une belle surprise.


Oscars

Les cinéphiles ne sont pas oubliés. Avec Wonderstruck (20/12), un bijou sur l’enfance et la mémoire, étrangement oublié à Cannes mais qui pourrait se rattraper aux Oscars. Ou The Square (22/11), dernière Palme d’or en titre qui présente la culture de manière assez déjantée.


Sur le retour

C’est l’heure des retours pour nos voisins. Guillaume Gallienne dévoile une envoûtante Marilyne (15/11) pour sa deuxième réalisation, tandis que les Stars 80 (6/12) effectuent un come-back inattendu. Serge Hazanvicius dévoile un Kev Adams skieurs dans Tout là-haut (20/12), mais le film le plus attendu, du côté hexagonal, est sans doute L’échange des princesses (27/12) de Marc Dugain, sur les alliances politiques de l’Histoire de France.

Le choix est donc vaste pour les fans du 7e art.