Cinéma La suite des aventures de Godefroy de Montmirail et Jacquouille la fripouille se tournera notamment à Namur.

Grâce au Tax Shelter, un mécanisme d’investissement très intéressant pour la production cinématographique, la Belgique voit arriver de plus en plus de gros films. C’est ainsi que le film Les Visiteurs 3 : la Terreur est coproduit par la société belge Nexus Factory - qui a le vent en poupe ces temps-ci - et s’arrêtera pendant une quinzaine de jours dans nos régions.

Le Namurois a été plébiscité par le réalisateur Jean-Marie Poiré, aussi aux commandes de cette suite aux Couloirs du temps (1998), succédant lui-même au tout premier film de la trilogie Les Visiteurs (1993). Même si la Citadelle dessinée par Vauban et ses incroyables souterrains ont fait l’objet de longs repérages en février dernier, c’est le centre-ville avec Musée de Croix, la place Saint-Aubain et le palais provincial qui vont accueillir certaines scènes du film pendant plusieurs jours au début du mois de juin. Inutile de dire que les autorités locales vont se plier en quatre pour accueillir l’équipe, même si cela entraîne des embarras de circulation…

En périphérie, Franc-Waret et Ronchinne feraient partie des villages qui recevront la visite de Jean Reno et Christian Clavier. Un peu comme Les Bronzés à l’époque, le retour de Godefroy de Montmirail et Jacquouille la fripouille est aussi attendu par le grand public que leurs répliques cultes, que l’on verra au grand écran l’année prochaine.

Dans ce troisième volet dont le scénario est signé Christian Clavier, le tandem est toujours coincé dans les couloirs du temps. Les deux hommes atterrissent cette fois en pleine Révolution française, à l’époque de la Terreur. Ils sont confrontés à la descendance de Godefroy, famille d’aristocrates qui tentent d’échapper à la guillotine. Le duo les aide à fuir mais n’en oublie pas pour autant sa mission principale : retrouver la trace de l’Enchanteur qui pourra les renvoyer dans leur époque. "Il y a, d’un côté, des nobles qui sont devenus des courtisans arrogants et irresponsables et, de l’autre côté, des révolutionnaires à la limite du forcené, à un moment d’exaspération entre les Français. C’est très amusant et très intéressant de traverser cette époque-là, pour continuer à raconter l’histoire des familles françaises", confie l’interprète de Jacquouille.

Un casting franco-belge 4 étoiles

Si Christian Clavier et Jean Reno sont évidemment de retour pour incarner Jacquouille la fripouille et Godefroy de Montmirail, ils ne seront ni rejoints par Valérie Lemercier ni par Muriel Robin. La première reçoit la monnaie de sa pièce : "Elle n’avait pas voulu faire le deux, ça ne l’avait pas branchée, j’ai donc pensé qu’elle ne serait pas intéressée", précise Christian Clavier. La seconde n’aurait pas été invitée non plus. "J’ai voulu renouveler les personnages avec des acteurs d’une génération nouvelle", justifie celui dont le rôle a pris plus d’envergure derrière la caméra.

Avec l’accord de Jean-Marie Poiré, il a fait appel à Marie-Anne Chazel - pour la touche Splendid -, Franck Dubosc, Karin Viard, Sylvie Testud, Ary Abittan - qui a partagé avec lui le carton de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? - et Alex Lutz, le génial auteur et interprète de Catherine dans Le Petit Journal.

Côté belge, l’épouse de Franck Dubosc sera incarnée par la belle Stéphanie Crayencour tandis que trois talents au potentiel comique font aussi partie du casting : Éric de Staercke, Jean-Luc Couchard, Christian Hecq. L’homme de théâtre Alexandre Von Sievers et la récipiendaire du Magritte de la meilleure actrice Christelle Cornil complètent le casting noir-jaune-rouge avec le jeune Elliot Goldberg, 10 ans.