Cinéma

L'acteur, réalisateur et scénariste français Pierre Richard a reçu un Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Luc et Jean-Pierre Dardenne ( "Deux jours, une nuit" ) ont remporté le prix du meilleur réalisateur, samedi lors de la 5e édition des Magritte du Cinéma. Le long-métrage a également remporté le Magritte du meilleur film. Les autres nommés dans la catégorie du meilleur film étaient "Henri" de Yolande Moreau, "La marche" de Nabil Ben Yadir, "Les rayures du zèbre" de Benoît Mariage et "Pas son genre" de Lucas Belvaux.

Le prix du meilleur son est revenu à Henri Morelle et Luc Thomas pour "Pas son genre" , celui de la meilleure musique revient à Sold-out pour "Puppylove" de David Baboulis et Charlotte Maison.

Fabrizio Rongione ("Deux jours, une nuit") a remporté le prix du meilleur acteur, samedi lors de la 5e édition des Magritte du Cinéma. Le prix du meilleur premier film est allé à "Je te survivrai" de Sylvestre Sbille . Emilie Dequenne s'est vue décerner le Magritte de la meilleure actrice samedi soir lors de la 5e cérémonie des Magritte du Cinéma pour son rôle dans le fil "Pas son genre" de Lucas Belvaux. Malade, l'actrice n'était cependant pas présente pour recevoir son prix.

"Marina" de Stijn Coninx a remporté le prix du meilleur film flamand.

Le prix du meilleur scénario est revenu à Lucas Belvaux pour "Pas son genre" , samedi lors de la 5e édition des Magritte du Cinéma. Ambre Grouwels ( "Baby balloon" ) remporte le Magritte du meilleur espoir féminin, Marc Zinga ( "Les Rayures du Zèbre" ) celui du meilleur espoir masculin.

Le Magritte des meilleurs décors est allé à Hubert Pouille pour "Marina" et celui des meilleurs costumes à Catherine Marchand pour "Marina" encore.

Lubna Azabal ( "La Marche" ) s'est vue attribuer le prix de la meilleure actrice dans un second rôle, Jérémie Renier ("Saint Laurent") celui du meilleur acteur dans un second rôle.

Le prix de la meilleur image a été attribué à Manu Dacosse ( "L'Etrange couleur des larmes de ton corps" ), celui du meilleur montage à Damien Keyeux ("La Marche"). Le Magritte du meilleur son est revenu à Henri Morelle et Luc Thomas pour "Pas son genre", celui de la meilleure musique ayant été décerné à Sold-out pour "Puppylove" de David Baboulis et Charlotte Maison .

Le prix du meilleur court-métrage a été remis à "La Bûche de Noël" de Stéphane Aubier et Vincent Patar , celui du meilleur documentaire est revenu à "Quand je serai dictateur" de Yaël André.


LE PALMARÈS:

Meilleur film: "Deux jours, une nuit", de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Meilleur réalisateur: Jean-Pierre et Luc Dardenne, pour "Deux jours, une nuit"

Meilleur film flamand: "Marina", de Stijn Coninx

Meilleur premier film : "Je te survivrai", de Sylvestre Sbille

Meilleur scénario: Lucas Belvaux, pour "Pas son genre"

Meilleur acteur: Fabrizio Rongione, pour "Deux jours, une nuit"

Meilleur actrice: Emilie Dequenne, pour "Pas son genre"

Meilleure acteur dans un second rôle: Jérémie Renier, pour "Saint Laurent"

Meilleure actrice dans un second rôle: Lubna Azabal, pour "La Marche"

Meilleur espoir féminin: Ambre Grouwels, pour "Baby balloon"

Meilleur espoir masculin: Marc Zinga, pour "Les Rayures du Zèbre"

Meilleurs décors: Hubert Pouille, pour "Marina"

Meilleurs costumes: Catherine Marchand, pour "Marina"

Meilleure image: Manu Dacosse, pour "L'Etrange couleur des larmes de ton corps"

Meilleur son : Henri Morelle et Luc Thomas, pour "Pas son genre"

Meilleur montage: Damien Keyeux, pour "La Marche"

Meilleure musique originale : Soldout pour "Puppy Love"

Meilleur court-métrage: "La Bûche de Noël", de Stéphane Aubier et Vincent Patar

Meilleur documentaire: "Quand je serai dictateur", de Yaël André

Magritte d'honneur: Pierre Richard


La question du financement de la culture s'invite aux Magritte

A l'appel de l'association artistique Hors champ, une centaine de personnes se sont rassemblées devant les marches de la 5e cérémonie des Magritte samedi de 18h00 à 20h00, au Mont des Arts, pour dénoncer "le black-out culturel qui résulte des coupes budgétaires que la culture a connu au nom de l'équilibre budgétaire et de l'austérité". Les artistes francophones ont été rejoints par des citoyens, des artistes néerlandophones avec l'association State of the art et des agriculteurs du MIG (Milk interest group) engagé dans le combat contre le traité de libre-échange transatlantique TTIP. "On a mangé la pomme jusqu'au trognon et il ne reste plus que les pépins", commente Delphine Noels, porte-parole de la plateforme Hors champ et membre de la plateforme citoyenne Tout autre chose. "Nous voulons souligner la présence d'une association flamande à nos côtés, mais aussi celle des agriculteurs. Nous sommes solidaires et nous réalisons que nous nous battons pour la même chose. Les artistes ne veulent plus rester de leur côté. Notre discours sur la culture s'inscrit dans un discours plus large."

La ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles Joëlle Milquet a affirmé à l'ouverture de la cérémonie, en relation avec le climat de tensions actuel, que "le combat de ce soir est surtout de remettre la culture au centre des priorités politiques, qui est la politique de la conscience humaine, de l'humanisme..." Elle a ensuite rappelé, en écho à la mobilisation, l'importance de trouver une solution pout le statut des artistes: "Le combat qu'ils ont mené dehors, nous devons le mener à l'intérieur".

La comédienne Catherine Salée a lu la lettre des manifestants sur scène. Celle-ci a décrié l'appauvrissement de la culture et à son uniformisation: "Les citoyens ont de moins en moins accès à la culture si elle n'est pas de masse. (...) La culture est le meilleur antidote contre la montée des extrêmes, et donc elle est garante de la démocratie. (...) La culture est une arme de construction massive".


L'humour potache et satirique belge en maître de cérémonie aux Magritte

La 5ème édition des Magritte du Cinéma qui a eu lieu samedi soir a tenté d'approcher le grand public avec des acteurs comiques belges, mais aussi de nombreux français. Après avoir fait une rétrospective de ses liens avec la Belgique en direct, l'acteur français Pierre Richard, qui a reçu un Magritte d'honneur pour sa carrière, s'est dit surpris et touché par la déferlante d'amis venu le saluer sur scène, parmi lesquels l'acteur français Thierry Lhermitte.

"Avec Pierre Richard en Magritte d'honneur, François Damien en président et moi en M.C. (maître de cérémonie), il y avait un axe qui se dessinait", commente Charlie Dupont. "Je voulais faire dans mon registre aussi bien que Fabrizio Rongione l'avait fait dans le sien".

Derrière les apparitions du duo comique Eric et Ramzy ou des caricaturistes belges Pierre Kroll et Philippe Geluck, les interactions impertinentes avec le public ont en tout cas retenu l'attention. L'actrice Julie Gayet n'a pas échappé à une remarque faisant référence à la tourmente politico-médiatique touchant le président Hollande. "Les réactions du public m'ont donné des nouvelles voies", continue Charlie Dupont.

"J'ai failli embrasser le prince Laurent sur la bouche. Quand Nicolas Bedos vient me faire un résumé de la cérémonie, forcément je suis obligé de jouer avec lui. (...) Mais, l'humour ce n'est pas dire n'importe quoi, et j'espère qu'on a pu dire des choses tout en riant. Autant Joëlle Milquet on ne peut pas encore la juger car elle vient d'arriver, autant - même si l'attaque n'est pas personnelle et que je n'ai rien contre Fadila Laanan - la politique qui a été menée avait mérité d'être caricaturée".

Luc Dardenne a quant à lui tenu à faire une référence à l'attentat de "Charlie hebdo". "Le cinéma dans son histoire a parfois été un art de propagande, et donc il a véhiculé la haine. (...) Mais, les grands films ont toujours été des films d'amour, des films de paix."