Cinéma Michel Hazanavicius propose un portrait au vitriol du cinéaste dans Le redoutable, qui sort en salle mercredi.

En France, on n’aime pas le succès. Cet adage, Michel Hazanavicius en fait l’amère expérience depuis six ans. Depuis le triomphe à Cannes, aux Césars et aux Oscars deThe Artist. Jusque-là, le Parisien d’aujourd’hui 50 ans était juste considéré comme un bon petit cinéaste de divertissements grand public comme les deux volets d’OSS 117. Son hommage aux films muets lui a fait accéder à la cour des grands. Et ça, le petit milieu du cinéma hexagonal le lui a fait payer très cher. En snobant son projet le plus ambitieux, The Search, sur les dysfonctionnements de l’aide humanitaire et la culture du paraître plutôt que de l’action dans de grands organismes comme l’ONU. La critique l’a taillé en pièce et la plupart des salles de cinéma, comme en Belgique, ont préféré ne pas le programmer. Ce film-là, à part les festivaliers cannois, à peu près personne ne l’a vu.

Alors, à sa manière, le mari de Bérénice Bejo a pris sa revanche. Avec un autre projet sulfureux

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