Cinéma Après 17 ans d’absence, le leader des Rolling Stones tiendra un des rôles principaux dans "The Burnt Orange Heresy"

Curieux hasard du calendrier. Au moment où Paul McCartney présente son dix-septième album solo, Egypt Station (voir en page 28), son éternel meilleur ennemi (ils sont amis dans la vie mais opposés depuis toujours par les fans des Beatles et des Rolling Stones), Mick Jagger, annonce mettre fin à… dix-sept ans d’absence des grands écrans.

À 75 ans, le filiforme chanteur à la langue bien pendue a accepté de tenir un des rôles clés du thriller de Giuseppe Capotondi, The Burnt Orange Heresy. Soit celui d’un riche marchand et collectionneur d’art, Joseph Cassidy. Dans sa luxueuse propriété du lac de Côme, il propose un bien étrange marché au critique d’art James Figueras (Claes Bang) et à son amie américaine, Hollis (Elizabeth Debicki), la rencontre avec un des artistes les plus célèbres et les plus mystérieux de notre époque, qui vit en reclus depuis des années, Jerome Debney (Christopher Walken). En contrepartie de cette faveur, le duo doit s’arranger pour voler un des chefs-d’œuvre du génie des pinceaux, histoire d’enrichir la galerie de Cassidy.

Présenté de la sorte, cet échange de bons procédés paraît séduisant. Mais ce n’est peut-être pas un hasard si personne ne sait rien de l’artiste le plus secret de son époque. Et dans le milieu de l’art, on connaît parfaitement le sens du mot faux-semblant.

Le tournage de l’adaptation du roman de Charles Willeford débutera fin septembre en Italie. Sans précision de la date de sortie pour le moment. Mais une chose est sûre : le retour de Mick Jagger dans ce rôle de filou manipulateur fera l’événement lors de son arrivée sur les grands écrans.