Cinéma Stéphane Guillon aborde avec beaucoup d’humour sa fonction à la tête du jury du Festival du film de comédie de Liège.

Le clin d’œil est cocasse. Après avoir tant brocardé les présidents dans ses chroniques, Stéphane Guillon accède à son tour à cette fonction suprême, même si ce n’est que pour quelques jours, à la tête du jury du Festival du film de comédie de Liège. "Cela m’a interpellé, lâche-t-il amusé. Je crois qu’il n’y avait que la Belgique pour me proposer d’être président. En France, ce serait impossible." Avant d’ajouter, avec un cynisme assumé et hilarant : "Je pense que je serai un président autoritaire, autocrate, cassant, imbu de lui-même, désagréable, un hyper président, quoi."

Quel regard portez-vous sur les comédies ?

"Je suis très bon public. Au cinéma. Beaucoup plus difficile pour les spectacles d’humour. Au cinéma, je suis un enfant, avec la faculté d’aimer beaucoup de choses. Mais, sous prétexte que c’est une comédie, on ne peut pas faire n’importe quoi et aller à la facilité avec des vannes à deux balles. Il n’y a rien de plus dur que la comédie, il n’y a rien de plus prétentieux et impudique que de vouloir faire rire. Les comédies qui ne vieillissent pas, qui traversent le temps, sont rares. Le dîner de cons est, pour moi, une des références. Tout comme Un jour sans fin ."

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