Cinéma La présentation du nouveau film de Roman Polanski au Festival de Cannes fait déjà beaucoup de bruit aux USA.

Un Festival de Cannes sans polémique, c’est comme une course-poursuite de Fast&Furious dans laquelle les bolides rutilants seraient remplacés par des trottinettes : improbable, inimaginable. Les organisateurs en sont manifestement conscients, eux qui viennent d’ajouter une présentation hors compétition D’après une histoire vraie. Soit l’adaptation du roman de Delphine de Vigan signée par Roman Polanski.

Le cinéaste franco-polonais de 83 ans est un habitué de la Croisette. Il y a déjà décroché la Palme d’or pour Le pianiste en 2002 et présenté en compétition deux autres longs-métrages, Le locataire en 1976 et La Vénus à la fourrure en 2013. Mais quand on se souvient des critiques acerbes qui ont accompagné sa nomination à la présidence de la Cérémonie des Césars, en début d’année, jusqu’à son retrait, on peut s’attendre à un déchaînement sans précédent dans les prochaines heures, les retombées médiatiques de Cannes dépassant très largement celles des César.

D’ailleurs, sur les sites d’outre-Atlantique, les insultes volent déjà bas. On n’y oublie pas qu’il est accusé de viol sur mineure depuis 40 ans et que même si Samantha Gailey demande aussi aujourd’hui l’arrêt des poursuites, la justice américaine s’y est toujours refusée.

Il est peu probable que le Festival de Cannes mette d’accord ses détracteurs et ses admirateurs. On va donc encore beaucoup en parler sur la Croisette. La tradition sera dès lors respectée.