Cinéma Astérix - Le Secret de la potion magique : un film d’animation moderne, inspiré et drôle, attendu en salle mercredi 5 décembre.

Tous les fans d’Astérix, le savent, "Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide." En revanche, ils ignoraient la règle d’or des manieurs de serpes, révélée par Alexandre Astier dans son film d’animation, Le Secret de la potion magique : "Les druides ne tombent pas des arbres. Jamais."

C’est pourtant ce qui vient d’arriver à Panoramix. La mort dans l’âme, le pied dans une attelle, il se résout à la seule solution raisonnable : entamer un tour de Gaule non pas à la recherche d’un maillot jaune, mais d’un digne remplaçant à qui révéler la recette de la potion magique. Beatnix, Jeanpatrix, Climatoseptix, Tectonix, Syndicalix ou Téléférix ont tous un petit talent, mais ne constituent pas, d’évidence, les hommes qui tombent à pix. L’acide Sulfurix, le vieil ennemi de Panoramix, les surpasse tous, mais il n’hésiterait pas à vendre la recette au plus offrant, donc à ce vieux Jules César.

Notre avis : excellent

Quatre ans après Le Domaine des dieux, Alexandre Astier et Louis Clichy appliquent de nouveau leur formule gagnante. À savoir partir de grands classiques d’Uderzo et de Goscinny (Le Devin, Le Combat des chefs et Astérix chez les Helvètes, principalement) pour construire une histoire originale, épicée de bons mots ("Tu es un génie, Tomcrus"), truffée de druides aussi fêtards et râleurs qu’incompétents, de bateaux pirates à couler, de sangliers à la force surhumaine et, naturellement, de baffes données aux Romains. Même si cette fois, ce sont les femmes du village qui partent seules au combat, lançant le mouvement #MeToo 2000 ans avant l’heure.

Entre deux références cinématographiques aux X-Men (avec un Magnéto antique), à L’Attaque de la femme de 50 pieds ou aux super-héros Marvel, cette nouvelle aventure multiplie les clins d’œil grinçant à notre mode de vie avec un humour parfois très impertinent ("Ce soir, c’est la fin du village des crétins moustachus"), histoire d’apporter une touche de modernité supplémentaire.

Et même si Astérix ne s’exprime plus avec le timbre du génial Roger Carel (une première dans l’histoire du petit guerrier en dessin animé), Christian Clavier reprend tellement joliment du service que le changement ne fait pas grincer des dents.

À l’exception d’un final en décalage avec l’esprit de la BD, tout est emballant dans ce film d’animation qui devrait ravir autant les enfants (les sangliers et volatiles gavés de potion magique devraient avoir la cote) que leurs parents en raison du second degré toujours présent.

À voir dès ce mercredi 5 décembre en salle.