Cinéma David Lambert signe avec Troisièmes noces une comédie dramatique bouleversante et drôle qui devrait, enfin, toucher le public belge.

C’est une triste tradition belge : il faut d’abord faire ses preuves à l’étranger avant d’être reconnu dans notre petit pays. Mais cela ne suffit pas toujours. Avec le Rail d’or décroché à la Semaine de la critique cannoise en 2012, pour son premier film, Hors les murs, on pensait la voie royale toute tracée pour David Lambert. Six ans plus tard, il ne l’a toujours pas empruntée. Et espère que son troisième long métrage, Troisièmes noces (en salle mercredi), basé sur le mariage blanc, rencontrera un plus large public. Et pour cela, il mise sur l’humour.

"C’est une vraie comédie dramatique, qui part d’une situation de comédie pour déboucher sur des moments d’émotion ou de drame", explique-t-il. "Un peu comme dans la vie. C’est juste le contraire de ce que j’avais fait dans mes deux premiers films. Virginie Hocq et Jean-Benoît Ugueux campent de vrais flics de comédie, avec des punchlines, des dialogues drôles, des situations vaudevillesques. C’est assumé, même s’il faut rester dans le réalisme pour faire exister l’émotion."