Cinéma Ewan McGregor prend le relais de Jack Nicholson dans la suite, Docteur Sleep.

Si le cinéma permet de vivre une multitude d’existences, il offre parfois aussi des grands écarts assez surprenants. Comme celui effectué par Ewan McGregor, amené à passer, en quelques mois à peine, de Winnie l’ourson à Shining. Stephen King en personne lui a en effet donné sa bénédiction pour tenir le rôle principal, celui de Danny Torrance (le fils de Jack, incarné par Jack Nicholson), dans la suite du classique qui a généré le plus de cauchemars depuis sa sortie en 1980.

L’énorme succès de Ça a décidé le studio Warner Bros. d’adapter Docteur Sleep, le roman de Stephen King paru en 2013. Le maître de l’effroi y décrit la vie du pauvre Danny depuis sa fuite de l’hôtel Overlook. Les années ont passé mais seul l’alcool peut légèrement effacer les souvenirs atroces. Et, surtout, maintenir son pouvoir de voyance télépathique (le fameux shining) plus ou moins au repos.

De petit boulot en petit boulot, Danny atterrit dans un hospice, où son don aide les patients en fin de vie, ce qui lui vaudra le surnom de Docteur Sleep. Et le met en contact avec une parfaite inconnue, Abra Stone, disposant des mêmes facultés paranormales. Or la jeune fille est traquée par le gang des Nœud Vrai, des êtres maléfiques dont la longévité hors norme est nourrie, littéralement, par les enfants touchés par le shining.

Mike Flanagan , un spécialiste du frisson (Ouija : les origines, The Mirror) est chargé de faire trembler les cinéphiles à partir du 24 janvier 2020. Et, surtout, de ne pas les décevoir. Car si Shining n’avait pas fait un malheur au box-office (44 millions $ de recettes, pour un budget de 19 millions $), le film de Stanley Kubrick est considéré comme une référence absolue en matière d’angoisse. À Ewan McGregor de prouver qu’il peut être aussi glaçant, avec ou sans hache, que Jack Nicholson. Ce qui ne sera pas simple après Winnie l’ourson… Le challenge est, en soi, terrifiant.