Cinéma

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Cessez-le-feu Notre critique : un film touchant sur les traumatismes de guerre dans toute la population, des années après la fin du conflit

L'histoire

L’horreur de la guerre 14-18, Georges (Romain Duris) la vit toujours dans sa chair, chaque fois qu’il touche dans son cou la cicatrice laissée par la mâchoire d’un ami pulvérisé par une bombe dans les tranchées. Ou dans sa tête, toutes les nuits, hanté par le souvenir de son frère qu’il n’a pas pu sauver. Même l’Afrique, où un de ses compagnons de troc fait rêver les villageois en glorifiant ses combats, ne parvient pas à lui faire oublier l’enfer.

Notre avis: Bien

Tout semble avoir été dit sur la Grande Guerre et ses atrocités. Tout sauf le traumatisme vécu par l’ensemble de la population, pendant de très nombreuses années encore après la fin des hostilités. La vie a repris son cours, chacun a fait semblant de se jeter à corps perdu dans les années folles pour exorciser le malheur, mais personne n’est sorti indemne du conflit.

Comme l’écrit magnifiquement à la craie sur un tableau le frère de Georges, "L’impossible, c’était d’en revenir entier." Chacun a perdu une part de soi durant les quatre années de guerre. Pour Marcel, le frère de Georges, c’est la voix et l’audition. Mais aussi sa passion pour le violon. S’enfuir dans ce monde silencieux constituait sans doute son seul refuge contre le bruit obsédant des bombes qui pilonnent les tranchées.

Hélène, qui lui apprend la langue des signes, a perdu son mari. Mais aussi une partie de son empathie. Pour elle, comprendre le mutisme des survivants n’est pas chose aisée. Quant à la mère de la famille, elle ne pleure pas que la disparition d’un de ses trois fils. Mais aussi ses illusions : Georges lui avait promis de ramener tout le monde sain et sauf à la maison…

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