Cinéma Son lifting pour le cinéma ne fait pas l’unanimité auprès des fans.

Les réactions des fans sont parfois imprévisibles. Ce n’est pas Roberto Martinez, l’entraîneur des Diables Rouges, qui le contredira. Ni les dirigeants du studio Disney. Depuis des années, ils mettent un point d’honneur à relooker leurs héros de dessin animé (Dumbo, Mowgli, Blanche-Neige, Maléfique, Peter Pan, etc.) avec un taux de satisfaction dont rêveraient les chirurgiens plastiques de Mickey Rourke ou des frères Bogdanov.

Cette fois, Winnie quitte la forêt des rêves bleus pour venir en aide à son vieil ami Jean-Christophe, empêtré dans ses problèmes d’adulte. Et plus spécialement le licenciement de 20 % des effectifs de sa société, alors qu’il avait prévu de partir en week-end avec sa femme et sa fille. Un point de départ qui rappelle quelque peu Hook.

Au moment de remodeler le visage de Winnie l’ourson pour sa grande entrée dans le vrai monde des humains, ils ne s’attendaient certainement pas à une telle déferlante de critiques. L’idée de Marc Foster, le réalisateur de Jean-Christophe & Winnie, avait emballé tous les graphistes : rapprocher le plus possible l’ourson du nounours en peluche offert par l’écrivain A.A. Milne à son fils, Christopher Robin, dans les années 1920.

Une bonne idée en soi, mais le résultat final ne convainc manifestement pas tout le monde. Les plus négatifs y voient un mélange de Chewbacca et de Paddington ou une représentation digne d’un film d’horreur. Beaucoup le trouvent plutôt vieillot et trop éloigné de leurs souvenirs d’enfance. Les convaincus, eux, saluent un joli retour dans le monde de l’enfance. Mais il faudra attendre le 1er août, date de sortie dans nos salles de Jean-Christophe & Winnie, pour déterminer quel camp l’emportera réellement.

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