DH Radio

Ejaculation précoce et frigidité féminine, on connaît. De nombreuses études en parlent, et de nombreux traitements, psychologiques ou médicamenteux, sont développés chaque année. Oui mais…Et les femmes qui jouissent trop vite ? Ca existe ! Une étude portugaise s’y est intéressée de près.

Les articles, études et conseils concernant l’éjaculation précoce et l’anorgasmie féminine ne se comptent plus. Il s’agit en effet des dysfonctions sexuelles les plus répandues… Ou plutôt, celles dont on parle le plus facilement. Et pourtant ! Selon une étude récente, l’orgasme prématuré chez la femme existe aussi. 510 femmes ont répondu de manière anonyme à un questionnaire détaillé. Les résultats sont éloquents : si deux cinquième des femmes interrogées disent jouir trop vite de temps en temps, 17% semblent avoir presque systématiquement un orgasme prématuré !

Mais le plus frappant est que si pour 17%, le plaisir vient trop vite presque à chaque fois, seulement 3,3% disent en souffrir profondément… Jouir trop rapidement semble donc beaucoup moins problématique pour la femme que pour l’homme. Et l’orgasme prématuré féminin moins négatif pour le couple que celui de l’homme : seulement 3,5% des femmes interrogées connaissent des difficultés relationnelles avec leur partenaire liées au fait qu’elles jouissent avant lui.

Pourquoi cette différence ? Alexandra Hubin, sexologue et sexo-animatrice pour l’émission les Sexperts sur DH Radio nous explique : « La femme n’a pas de période réfractaire, ce fameux temps de pause nécessaire entre deux rapports, que les hommes connaissent bien. Du côté des hommes, un laps de temps plus ou moins long selon l’âge et l’individu est nécessaire pour connaître à nouveau une pleine érection. Les femmes, elles, peuvent certes ressentir une hypersensibilité au niveau de leur sexe qui les gênera dans un premier temps pour un second rapport immédiat, mais la plupart continueront avec plaisir, et même avec la possibilité de connaître plusieurs orgasmes… Car, contrairement à l’homme, la femme peut être multi-orgasmique. Cette différence explique sans doute pourquoi jouir avant son partenaire semble être moins problématique pour une femme que pour un homme. »

© DH RADIO