DH Radio L’ex-journaliste de RTL-TVI débarque sur les ondes de DH Radio, aux commandes de l’info régionale.

"C’est Jean-Charles De Keyser (ancien grand patron de RTL et aujourd’hui consultant médias à DH Radio, NdlR) qui m’a contacté, raconte Charles Neuforge au sujet de son arrivée sur les antennes de DH Radio. Ce qui assez comique. C’est un peu un retour aux sources. Car non seulement j’ai commencé ma carrière journalistique dans les radios libres à Liège, soutenues par La Dernière Heure et La Libre Belgique , et la première personne qui m’a engagé à RTL à l’époque, c’était Jean-Charles De Keyser (sourire) !"

L’ancien journaliste de terrain (le magazine Reporters notamment) s’occupera de l’information régionale, du mardi au vendredi à 6h 30 et 8h30. "La fibre régionale, je l’ai depuis toujours, explique ce Liégeois qui a, depuis son licenciement à RTL-TVI, travaillé entre autres pour une société de production et un magazine périodique télévisé. Je suis conscient que le journalisme n’est plus le même aujourd’hui mais j’espère pouvoir y apporter ma patte."

"Je suis triste pour les collègues"

S’il est ravi du nouveau challenge journalistique qui l’attend, Charles Neuforge digère toujours mal sa fin de contrat brutale survenue en décembre dernier. "Je n’ai pas senti ce qui allait m’arriver, détaille celui qui a fait 31 ans dans la maison RTL. Le matin, je montais deux reportages et le soir, je n’étais plus là. Il faut quand même ‘se le chiquer’ comme on dit chez moi. Mais je pense que c’est le genre de chose qu’on ne digère pas nécessairement tellement c’était violent. Je sais juste que si je suis parti ce n’est pas par hasard. Ce n’est pas qu’une question financière mais aussi une question d’ancienneté. On était plusieurs dans le cas (David Oxley, Jean-Claude Gerlache, etc.). Puis il y avait des relations avec certaines personnes qui devenaient compliquées." Et qui font résonance avec ce qui se passe aujourd’hui à RTL-TVI. "C’est triste pour les collègues. 105 personnes licenciées, ça fait un paquet. Je suis d’ailleurs très étonné que personne n’ait réagi… Une personne sur 5 doit partir et aucune réaction."