Divers La compagnie belge des Nouveaux Disparus parcourt la Tunisie dans un but d’intégration et de démocratisation culturelles.

"Il y a 10 ans, on était parti au Maroc", rappelle Jamal Youssfi, le directeur artistique de la compagnie des Nouveaux Disparus.

Lequel lancera, en 2019 , un projet itinérant similaire en Bulgarie (à Povliv, capitale de la culture) dans des quartiers roms. Je suis d’origine marocaine et j’avais envie de monter un projet là-bas. J’étais dans le village de mes parents, Sidi Slimane. Et, à un moment donné de notre vie, on a envie d’avoir un retour aux sources, savoir quelles sont nos origines, d’où tu viens, qui tu es. D’un coup, il y a eu des cris et des pleurs. Ma voisine avait été rapatriée. Elle avait fait une traversée clandestine en barque. Le corps était là, alors que tout le monde pensait qu’elle avait traversé depuis longtemps et qu’elle était en Suède. Mais son corps était criblé de balles car les militaires tirent sur les barques qui partent. Je me suis alors dit que j’allais écrire un spectacle sur ces traversées clandestines. Tout a donc commencé au Maroc pour sensibiliser là-dessus. Mais il s’agissait juste d’un spectacle dans les quartiers populaires, réadapté à la réalité sociale locale. En leur disant : au lieu de fuir, investissez localement pour offrir un avenir à vos enfants et changer le pays."

La caravane nomade des deux rives poursuit ce combat-là en Tunisie ?

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