Divers Absent de la première de Sois belge et tais-toi hier soir, le journaliste risque de ne pas revenir avant la nouvelle année.

"On craint qu’André Remy ne soit absent jusqu’au 31 décembre , nous confie-t-on du côté de la production de la revue satirico-politique qui a joué sa toute première représentation du Grand vingtième , hier soir, au Théâtre Saint-Michel à Bruxelles. On espère qu’il sera de retour pour les prestations à Namur du 27 au 30 décembre mais rien n’est certain." L’équipe tient toutefois à rassurer les fans au sujet de la santé de l’artiste. "Il n’y a rien de grave mais il a chopé un virus ces derniers jours qui l’empêche de monter sur scène. Il a très mal à la gorge et il ne peut donc pas assurer les premières représentations bruxelloises." Résultat, c’est le fiston, Baudouin, journaliste à la RTBF et co-auteur de la revue avec son père qui le remplace dans ses sketchs du café du commerce ou en roi Albert II. Pour le reste, au vu de son grand âge (81 ans !) et d’une tournée exigeante de plus de 50 dates, la troupe avait déjà prévu de soulager ses passages sur scène en réalisant en amont des vidéos de lui, incrustées aux différentes saynètes humoristiques.

"La scène est mon médicament"

Alors qu’on pensait que l’auteur de la revue satirique allait prendre sa retraite (il a 81 ans !), le grand journaliste sportif n’en a cure. "Je ne sais pas d’où c’est venu mais, non, il n’en est pas question", nous glissait André Rémy il y a un mois lors de la présentation officielle de cette année anniversaire pour Sois belge et tais-toi. "Il y a peut-être eu maldonne comme j’ai été opéré il y a trois mois. Et que j’avais émis des réserves, ne sachant pas comment cela allait aller. Je n’ai jamais décidé d’abandonner mais bien de tout faire pour faire la 20e !" Et même s’il vient de contracter un virus, il fera tout pour remonter très vite sur les planches. "La scène est mon médicament. Elle me permet de rester en contact avec les gens. Comme lorsque je vais à Louvain-la-Neuve avec ma calotte de l’université sur la tête et que des jeunes de 20 ans me disent qu’ils m’ont vu en spectacle. C’est fou !" Celui qui imite Albert II regrette toutefois de ne jamais l’avoir vu. "Mais si je le vois, il va croire que je suis son frère !", plaisantait-il avec sa voix chevrotante et dans son costume royal. Car je parle comme lui, comme Roger Vanden Stock ou le vicomte d’Avignon. On est tous les trois sortis de la même école ! Avec sa petite voix, il a l’air gentil mais méfiez-vous, c’est une vachette (sourire) !" Une revue qui a renforcé ses liens avec son fils Baudouin (un nom prédestiné pour le fils de l’imitateur du souverain). "Ou ça les distend", conclut le patriarche. "Car dans la vie d’un père et d’un fils, il y a des moments pas toujours évidents. Mais quel bonheur d’être avec son fils sur scène et d’avoir fait quelque chose ensemble. On a au moins fait ça : aller faire les andouilles (rire) !"


Sois belge et tais-toi, le grand vingtième !, un peu partout en Belgique à partir de ce week-end. Infos et réserv. : www.soisbelge.be