Divers Le beau et drôle Ary Abittan nous dit tout sur sa vie… avant de se raconter sur scène.

Il a l’œil rieur et le sourire enjoleur… Ary Abittan ne doit pas trop forcer son talent pour séduire son entourage. Reste que l’humoriste-acteur refuse de s’asseoir sur ses acquis. Le cinéma lui a apporté une plus grande notoriété mais il reste prudent…" Les gens qui te disent qu’ils t’aiment, c’est très agréable… J’ai cette chance-là d’avoir vécu un immense succès. Et aujourd’hui j’ai le choix de dire oui ou non à des propositions au cinéma. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. Alors j’en profite. Mais je me remets en question tous les jours. Le succès est passé." Mais il est aussi à venir avec son nouveau spectacle, gambergé pendant "42 ans et 8 mois" sourit-il…

Dans My Story, vous vous racontez, vous explorez votre vie. Dans votre précédent spectacle, vous vous racontiez aussi. En quoi est-ce différent cette fois ?

"C’est vrai. Mais je me cachais derrière des personnages, que j’aimerais être, qui me font peur ou que j’ai rencontrés. Je prenais leurs voix, leurs gestes, leurs intonations pour le dire. Aujourd’hui je suis face au public et je lui parle de mon enfance, de mon mariage, de mon divorce, des femmes,… Je dis les choses au public."

C’est plus difficile de se raconter sans passer par l’intermédiaire de personnages ?

"Je ne sais pas si c’est plus difficile, mais c’est un sujet que je connais bien : moi. J’essaie d’être le plus sincère possible. Je m’aperçois en tout cas que quand c’est personnel, c’est universel ! Enfin, je pense…"

Vous évoquez beaucoup vos parents. Vous êtes un peu un fils à maman, non ?

"Oui, c’est une maman qui aime beaucoup son fils. Et je suis un fils qui aime beaucoup sa maman. On a toujours été très proches, avec mon père aussi. Je les remercie aussi de me laisser inventer des choses à leur sujet, pour m’aider, à leur façon, à faire rire le public."

Vos parents viennent souvent vous voir en spectacle ?

"Oui. Ils m’ont toujours soutenu. Mon père a d’ailleurs toujours payé ses places pour venir me voir ! Ce qui est chiant, c’est qu’il venait toujours au premier rang ! (rires) "

Vous-même êtes papa. Quel genre de père êtes-vous pour vos trois filles ?

"Protecteur, très aimant, très inquiet, très papa poule. Je suis un père qui fait attention. Et en même temps j’essaie de leur donner la meilleure voie pour qu’elles puissent voler de leurs propres ailes. C’est ça le plus dur : laisser partir les enfants."

Elles sont assez grandes pour voir vos spectacles ?

"Oui. Elles ont 17, 16 et 12 ans. Elles se marrent beaucoup. Elles ont des analyses, des commentaires, elles me font toujours de bons retours. Elles essaient toujours d’être à la pointe de la vanne !"

Vous vous êtes produit 15 fois en Belgique déjà… Vous commencez à bien connaître les Belges, non ?

"J’ai beaucoup d’admiration pour les acteurs et actrices belges. Damiens, Poelvoorde,… C’est très intéressant comme humour. Ce sont des vrais comiques. Des comiques fous. En tout cas, moi, maintenant, je ne veux fréquenter que des fous. Ça m’éclate !" (rires)

en spectacle et en télé

Ary Abittan est l’invité vedette de 69 minutes sans chichis ce jeudi soir sur La Deux. En spectacle avec My Story du 25 au 28 avril au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, Cirque royal de Bruxelles, Wex de Marche-en-Famenne et Forum de Liège. 070/660.601.

Avec Christian Clavier, une histoire qui dure

Dans quelques semaines sortira dans les salles, À bras ouverts, le troisième film - "l’histoire d’un intellectuel de gauche qui, pris au piège par la solidarité, décidé d’accueillir des Roms chez lui" - dans lequel Ary Abittan retrouve Christian Clavier (après Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu et Les visiteurs 3). Les deux acteurs ne se quittent plus ! "On s’aime beaucoup. J’ai beaucoup d’admiration pour lui, nous glisse Ary, beaucoup de respect pour l’homme qu’il est. Ça marche bien. Pourquoi s’en priver ?"

Un duo qui, en fait, est davantage un trio, avec, derrière la caméra, Philippe de Chauveron, le réalisateur à succès de Qu’est-ce qu’on a fait… À quand dès lors une quatrième collaboration pour une suite toujours très attendue du film record ? "Oui, un numéro 2 est toujours possible. Ce n’est pas perdu de vue. On aurait plaisir à se retrouver autour d’un bon scénario !"