Divers Après Bruxelles, les «Trash People» seront exposés à Londres, à New York, à Santiago du Chili et enfin en Antarctique

BRUXELLES Après la Grande Muraille de Chine, la Place Rouge à Moscou, le site des Pyramides au Caire ou encore la Grande Arche de la Défense à Paris, c'est au tour de la Grand Place de Bruxelles d'accueillir - du 31 mars au 4 avril - les «Trash People» de l'artiste allemand HA Schult.

Dès ce jeudi, la Grand Place sera donc envahie par 1.000 statues guerrières de taille humaine réalisées à partir de matériaux de récupération.

«Nous vivons à l'époque des déchets. Nous produisons des déchets et nous deviendrons des déchets. Les 'Trash People' sont le reflet de notre image. Comme des rescapés de l'époque de la consommation, ils errent sur cette planète que nous remplissons de déchets», a expliqué HA Schult, jeudi matin, assis en tailleur à même le sol devant un parterre de journalistes.

«La présence des statues dans le plus beau salon d'Europe est une anticipation de l'archéologie à venir. La boîte de Coca-Cola écrasée aujourd'hui est le tesson romain de demain», a-t-il ajouté en regrettant par ailleurs l'installation de barrières entre ses oeuvres et le public.

«C'est la première fois qu'on est confronté à cette exigence », a souligné HA Schult.

Après Bruxelles, les «Trash People» seront exposés à Londres, à New York, à Santiago du Chili et enfin en Antarctique. «Ce sera la dernière étape», a encore assuré l'artiste pour qui la planète risque de devenir une «poubelle» si aucun débat n'est lancé.

Adepte de l'«action art», HA Schult est né en 1939 à Parchim (Allemagne). Après des études à l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, il s'est notamment rendu célèbre pour avoir créé, en 2001 à Cologne, «l'embouteillage le plus cher du monde» et pour avoir «habillé» une ancienne poste de Berlin de lettres d'amour.