Divers La vidéo n’échappe pas à la dématérialisation. Les ventes des supports physiques sont en chute libre.

Monsieur et Madame Philips-Sony-Toshiba-Panasonic ont le regret de vous faire part de la disparition de leur fils, le DVD. Ou presque. Les chiffres de vente pour 2017 sont sans appel, le support physique n’a plus la cote en Belgique. Il s’en est vendu 4,67 millions en 2017 contre plus du double (10,4 millions) il y a cinq ans seulement, indiquent les chiffres de l’institut d’études GfK.

Comme la cassette VHS avant lui ou les supports physiques de la musique (cassette audio, Minidisc, CD), le DVD, apparu chez nous à la fin des années 90, semble avoir fait son temps. Depuis 2010, il glisse sur une pente savonneuse. Et il n’est pas le seul à payer les pots cassés. Son successeur le Blu-ray n’est pas logé à meilleure enseigne. Quant au dernier né, le Blu-ray 4K, il semble avant tout destiné à un marché que l’on qualifierait plutôt de niche.

L’explication est simple et se résume en une phrase : les consommateurs ont changé leurs habitudes et le prix n’y est pas pour rien. Comme cela est arrivé aux États-Unis dès 2012, les supports physiques vidéo ont progressivement été détrônés par la multiplication des services en ligne tels que Netflix, Amazon, etc. Difficile de rivaliser quand on sait que le prix moyen des nouveautés en DVD ou Blu-ray gravite aux alentours des 20 euros alors qu’un abonnement mensuel à Netflix existe déjà pour 7,99 euros (10,99 euros pour la version standard).

Pour la Belgique, la date charnière, c’est 2016, indique le dernier rapport de la Fédération internationale de la vidéo. Selon ses chiffres, cette année-là, les Belges ont plus dépensé d’argent pour voir des films, séries et autres programmes dématérialisés que pour acheter de bons vieux DVD. Respectivement 97,5 millions d’euros contre 85,2 millions.

Si le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas connaissent une trajectoire similaire, voire plus marquée, ce n’est pas le cas de tous les autres pays européens. La France comme l’Allemagne et l’Italie n’ont pas encore basculé.

© D.R.