Divers Leur marque continuera d'exister même s'ils ne vivent plus ensemble

BRUXELLES Le nom de leur couple était devenu une marque, mais 19 ans passés ensemble ont eu raison de leur relation amoureuse. Domenico Dolce et Stefano Gabbana se sont séparés, 5 ans après avoir rendu leur histoire d'amour publique.

Dolce & Gabbana fait rêver des milliers de fashionistas dans le monde, à travers une mode très sexy, au risque d'être parfois qualifiée de vulgaire par ses détracteurs. Madonna, Kylie Minogue, Monica Bellucci, Beyoncé et Victoria Beckham comptent parmi leurs fans les plus dévouées. La marque devrait continuer sous le même nom, on voit effectivement mal un client acheter un pantalon Dolce et une veste Gabbana.

«Le fait d'être homosexuel facilite les choses» confie Domenico Dolce. «On se quitte bons amis. Stefano restera à jamais l'homme le plus important de ma vie et, d'une certaine manière, je l'aimerais toujours. Nous allons continuer à travailler ensemble, car on se comprend comme personne d'autre.»

Amis, les deux hommes se sont recasés rapidement: «Ils sont prévenus: ils ne peuvent pas être jaloux. Ils doivent accepter que Stefano et moi allons passer beaucoup de temps ensemble. Nous partirons même probablement encore en voyage ensemble». Est-ce qu'une réconciliation serait envisageable? «Il ne faut jamais dire jamais, mais je ne pense pas que ce soit une possibilité».

Cela faisait un petit temps que les choses tournaient mal entre les deux hommes et cette rupture n'est pas une surprise: «À la fin, on se disputait pour des broutilles. Par exemple, je suis très fier de notre marque et je ne porte rien d'autre. Mais Stefano achète des vêtements chez d'autres créateurs et j'ai du mal à l'accepter.»

Ce n'est pas la première fois qu'un couple travaillant ensemble dans la mode se sépare: Egon et Diane Von Furstenberg, par exemple, en avaient déjà fait les frais dans les années 70. Leur marque n'avait pas survécu à leur rupture et ce n'est que grâce aux soeurs Wiliams qu'elle fait maintenant une réapparition.

© La Dernière Heure 2005