Divers Six des finalistes de Miss Belgian Beauty seront éliminées ce soir

BRUXELLES Les finalistes de Miss Belgian Beauty sont rentrées mardi de ce voyage en Egypte où, dans le désert, le long de la mer Rouge, elles ont alterné des excursions diverses et des séances de travail. Dans cette région d'El Gouna où, au soleil, la température dépasse allègrement les 40 degrés, les filles devaient préparer la grande chorégraphie de la finale, annoncée pour le 16 octobre au Casino de Knokke. Pour rappel, cette finale sera retransmise en direct par AB 3.

Mais voilà, toutes ces filles qui ont travaillé assidûment ne participeront pas à cette finale. Six seront éliminées dès ce soir, au cours d'une manifestation qui aura lieu à Waregem, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à une demi-finale, mais que les organisateurs ont appelée Les douze en or, simplement parce que, demain matin, le concours ne comptera plus que douze prétendantes à la couronne.

Ce concours, Miss Belgian Beauty, est, nous l'avons déjà écrit, beaucoup plus populaire en Flandre qu'en Wallonie mais, pour la première fois depuis 1991, huit filles francophones ont été retenues sur les vingt finalistes. Ajoutons à cela que deux néerlandophones ont abandonné en cours de route. Il reste donc huit francophones sur dix-huit filles. Presque la moitié.

Combien des huit continueront la compétition dès demain? C'est la grande question. Il est clair que la formule même du concours n'avantage pas les représentantes de nos régions. Car ici, il ne s'agit pas de paraître et de parler correctement. Il faut en plus s'organiser une campagne électorale en incitant les gens à voter pour vous par SMS, il faut pour cela imprimer affiches et flyers et, pour financer ces dépenses, se chercher des sponsors, il faut aussi se faire un book montrant que l'on a participé à de nombreuses manifestations.

Lorsqu'une candidate flamande se présente à un podium, la présence d'une finaliste de Miss Belgian Beauty constitue un événement en soi. Chez nous, on a tendance à la rejeter. Que dire des sponsors? Des Flamandes comme Sofie Denoo, 20 ans, de Flandre occidentale, ou Cynthia Reckmans, 22 ans, du Limbourg, les deux grandes favorites de cette édition 2005, estiment que, sur dix demandes de sponsoring, quatre entraînent des réponses favorables. On est loin du compte chez nous.

On sait que, des dix-huit candidates, celle qui a recueilli le meilleur total de SMS (une Flamande) en comptabilise 2.800. Une Wallonne n'en a eu que... 33.

Les Flamandes avantagées

Pour ces raisons, plus que pour la prestance et la qualité de nos filles, il ne serait pas étonnant, outre mesure, que les six éliminées de Waregem soient six francophones. Au moins est-on certain d'en garder deux pour la grande finale.

Au cours de cette semaine égyptienne, tous les regards se sont tournés vers Rahma Jiala, une Verviétoise de 22 ans (elle est de Stembert) et qui est d'origine marocaine. «Il est clair que les Flamandes ont un avantage sur nous. Moi-même, quand je me suis inscrite, je ne savais pas trop à quoi je m'engageais. Ce sont des amis de Liège qui avaient vu une affiche dans un restaurant et qui m'ont convaincue de me présenter. J'ai été retenue parmi les vingt. On nous a réunies et c'est seulement alors qu'on nous a expliqué ce qu'on attendait de nous. J'en suis tombée par terre. D'autant que, moi, j'ai un métier. Je travaille dans des magasins de vêtements à Liège. La plupart des candidates vont encore à l'école. Il leur est plus facile de prendre des jours de congé.»

Qu'elles passent ou non l'épreuve de ce soir, certaines de nos représentantes sont déjà très heureuses de leur expérience. C'est le cas de Muriel Bogaerts, 21 ans, d'Evere: « En trois mois, je peux dire que j'ai vraiment appris beaucoup de choses. Par exemple, à parler en public. Au début, j'en étais totalement incapable. Je m'exprimais beaucoup trop vite. J'ai appris à gérer mon stress. Ce concours est, pour moi, une bonne expérience.»

© La Dernière Heure 2004