Divers Et, par la même occasion, fait ses débuts au théâtre!

PARIS Vous vous demandez pourquoi Emma de Caunes a disparu des grands écrans? Eh bien, la réponse est double! En octobre 2002, la fille d'Antoine a donné la vie à une petite Nina (le papa est évidemment le chanteur Sinclair alias Mathieu Blanc-Francard) mais, surtout, ça fait maintenant plus de deux ans que la comédienne est passée sur les planches. Et, comme nous l'avons constaté il y a deux semaines à Neuilly, elle n'a nullement envie de lâcher la pièce de son copain Diastème (musicien, journaliste et écrivain), La nuit du thermomètre, qui lui a déjà valu une nomination aux Molières et se produira au Centre culturel d'Uccle du 25 au 28 février. A 27 ans, Emma y incarne Julie, une fille de 12 ans qu'une nuit d'été confronte à une réalité occultée jusqu'alors. Sa mère est une ex-star et elle picole. Lorsque son meilleur ami, Simon (Frédéric Andrau), la rejoint dans sa chambre, elle ne bride pas ses émotions. Ce qui donne lieu à un échange où poésie, tendresse, cruauté et... amour jouent sur un pied d'égalité. Personne n'a trouvé simple de passer de l'enfance à l'âge adulte, quoi de plus normal que Lucie, dans son cocon, connaisse ça aussi. «J'ai un souvenir très précis de mes 12 ans et n'ai donc eu aucun mal à y revenir, nous a confié Emma après la représentation. C'est vachement important de protéger la part d'enfance qu'on a en nous. A plus forte raison si on est comédien. Personnellement, je n'ai pas envie de m'en débarrasser. Pour moi comme pour la majorité des gens, la préadolescence était une période hyperdésagréable. Je voulais, d'une part, être prise au sérieux et, de l'autre, je refusais de savoir certaines choses. Je cherchais, dans les bras de ma mère, à redevenir une enfant.»

Autour du même sujet et puisqu'on va enfin la revoir au cinéma, Emma sera bientôt à l'affiche de Ma mère, adaptation d'un roman de Georges Bataille. Quand on lui demande s'il s'agit d'une comédie, elle éclate de rire. «Vous ne connaissez pas l'univers de Bataille? Dans cette histoire, Isabelle Huppert apprend la perversité à son fils. Et moi je suis la maîtresse de ce dernier.» Dans un futur moins proche, on pourra également compter sur un film réalisé par Madame Sinclair elle-même. «Diastème et moi avons commencé à l'écrire il y a deux, trois ans. Mais rien ne presse. On se lancera quand on sera sûr.» En revanche, si vous avez lu qu'Emma et papa Antoine allaient tourner ensemble, il n'en est rien. «Le projet est tombé à l'eau et, de toute façon, nous n'avions pas de scène à deux. Mais j'espère que ça viendra un jour!»

La Nuit du Thermomètre, du 25 au 28 février au Centre culturel d'Uccle (n°47). Rés.: 02/374 64 84.

© La Dernière Heure 2004