Divers Retour au pays pour Franco Dragone. Avec nous, il évoque notamment ses "tracasseries".

Cela fait plusieurs années qu’un spectacle à budget de Franco Dragone n’a plus été donné en Belgique. Ce sera réparé avec les représentations d’Aïda, le célèbre opéra de Verdi mis en scène par le Louviérois, et qui seront données du 11 au 14 mai au Stadsshouwburg d’Anvers, ainsi que le 23 décembre à Forest National, à Bruxelles.

Condamné à voyager 300 jours par an pour mener à bien ses projets aux quatre coins du monde, que ce soit en Chine, à Dubaï ou en Turquie en ce moment, Franco Dragone avoue être heureux d’enfin pouvoir présenter son travail aux Belges.

Ça vous fait du bien d’être de retour au bercail avec cet opéra de Verdi ?

"C’est surtout une affirmation, celle de ne pas vouloir quitter la Belgique, ce pays qui m’a accueilli dans les années 60. C’est aussi une façon de m’en rapprocher. Je travaille souvent à l’international et je ne peux pas amener tout le public belge à Las Vegas, à Macao, à Dubai, en Chine, etc. C’est triste et insatisfaisant pour moi. Venir proposer Aïda en Belgique représente aussi un grand risque car nul n’est prophète en son pays. Je n’ignore pas que des critiques peuvent pleuvoir."

N’est-ce pas aussi une certaine forme de revanche après les tracasseries que vous avez connues récemment ?

"Je ne vais pas dire que ça ne me fait pas du bien mais il n’y avait rien de prémédité là-dedans, j’ai simplement saisi une opportunité qui m’était proposée de venir. Et cela contribue à montrer le travail qu’il y a derrière tout ce que nous faisons. Je ne peux pas nier que les accusations de fraude fiscale, de blanchiment et la santé financière de mon entreprise m’ont affecté parce qu’à l’origine de tout mon projet en Belgique, il y avait un élément fondateur : l’exemplarité."

C’est-à-dire ?

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