Divers Le projet est dans le carton depuis longtemps, il semble enfin voir le jour.

Il n’y a pas que la solidarité qui occupe Philippe Geluck, il y a aussi le Chat et ses prochaines aventures. Avec en point de mire un défi : mener à bien l’affaire du musée qui lui sera consacré.

Où en est le projet ?

"La signature définitive avec la Région de Bruxelles arrive. Les plans sont prêts et l’ouverture est prévue pour 2023… Avec prudence car on espérait 2020. Le financement avance gentiment mais je suis étonné qu’il n’y a pas plus… Il y a des personnes extrêmement fortunées en Belgique et je n’ai pas senti beaucoup d’entrain pour nous aider à boucler le budget. Le côté public vote son budget mais du côté privé, moi, je me suis engagé à apporter 4, 5 millions d’euros, avec des partenaires et sponsors. Je pensais que ça allait aller en claquant des doigts mais non. J’ai rencontré des milliardaires qui me disent : Mais non, pour l’instant, c’est un peu compliqué . Pour eux, mettre une somme qui serait importante pour nous, c’est comme si on demandait 20 centimes à n’importe qui. C’est bizarre… Pourtant, le financement par le privé est une mentalité très répandue aux USA où les gens font des fondations et lèguent leur fortune à la communauté. À travers le musée, c’est ce que je veux faire, un don très important d’œuvres à la Région pour que cela appartienne à tout le monde. Finalement, je serai le plus grand sponsor de mon musée (sourire) ! Je suis étonné."

On vous a mis des bâtons dans les roues ?

"L’un d’entre eux m’avait fait une promesse très importante pour compléter le budget si je n’arrivais pas au bout. Il m’a fait cette promesse quatre fois, les yeux dans les yeux, la main sur le cœur. Et au dernier moment, il s’est défilé."

Surtout que vous préparez quelque chose d’autre en amont de votre musée dédié au Chat…

"Exact. Une exposition de sculptures monumentales en bronze représentant le Chat comme je l’avais exposé au BRAFA. Il y en aura 20 différents. Je suis en train de les faire agrandir à une taille de 2,5 mètres. On travaille avec huit fonderies, c’est passionnant ! Ces Chats vont être exposés sur des socles dans les espaces urbains: Paris, Lille, Rennes, Montpellier, Bordeaux, Marseille, Lyon, Strasbourg. Peut-être Lausanne et Genève. Et de revenir à Bruxelles pour l’inauguration du musée du Chat."


"Je ne veux pas faire du Chat une marque"

"On m’a déjà proposé de faire un film du Chat mais ce n’est pas mon métier, confie Philippe Geluck . Je ne sais pas le faire et ce n’est pas mon fantasme. Un musée, je maîtrise car je fais souvent de très grandes expositions, je sais comment présenter mon travail et celui des autres, car il n’y aura pas que le mien."

Et un parc d’attraction ? "(Rire). Il n’en est pas question, je ne veux pas faire du Chat une marque, je veux qu’il reste une création artistique. Un musée oui car je continue à dessiner et faire des sculptures, mais un parc d’attraction, c’est quelque chose de purement commercial. Et puis, il n’y a que le Chat, je ne pourrais même pas présenter Roger qu’on ne voit jamais. Même si j’ai des projets de grande ampleur, je ne pense pas être mégalomane."

Philippe Geluck ne pense pas s’exporter davantage non plus. "C’est du boulot…, constate-t-il. Je suis tellement pris et occupé par la création. Le Chat est peut-être traduit dans une quinzaine de langues mais il faudrait véritablement entamer quelque chose et faire de la prospection à grande échelle. Je n’en ai pas envie."