Divers Jean-Luc Reichmann est, pour la deuxième année d’affilée, le parrain de Cap48

Pour la deuxième année d’affilée, Jean-Luc Reichmann, présentateur des 12 coups de midi sur TF1, a accepté d’être le parrain de Cap48. Il sera d’ailleurs présent aux côtés de Jean-Louis Lahaye ce dimanche lors de la grande soirée de mobilisation diffusée sur La Une à 20 h 20. "C’est vraiment touchant d’être appelé deux fois de suite pour être le parrain de Cap48. La RTBF m’a contacté en me disant que tous les compteurs avaient explosé l’année dernière, tant au niveau des audiences qu’au niveau des gains récoltés. Ça m’a fait chaud au cœur. Si ma présence peut faire avancer le regard sur les personnes accidentées ou différentes alors, tant mieux", explique Jean-Luc Reichmann qui a, lui aussi, été victime du regard des autres à cause de sa tache de naissance sur le nez, sa "différence" à lui.

"J’ai toujours accepté ma tache. Il y a évidemment des périodes où c’était plus compliqué. Dans la cour de récré ou pendant l’adolescence. C’est pour ça que je me bats, pour qu’il n’y ait plus de différence."

Votre petite sœur souffre aussi d’un handicap…

"Oui, elle est atteinte de surdité profonde. C’est pour cela que je me suis battu pour que toutes mes émissions soient sous-titrées pour les sourds et malentendants. En fait, je n’ai jamais cessé de mener un combat pour la différence. C’est une lutte permanente. Un autre exemple, lorsque je présentais les Z’amours sur France 2, j’ai tout fait pour que les homosexuels soient représentés sur les canapés de l’émission. Et j’y suis arrivé."

Quel souvenir gardez-vous de la précédente soirée Cap48 ?

"Un très beau souvenir. C’est une soirée rassembleuse et bercée d’émotions. Je suis bénévole au milieu des bénévoles, de personnes qui se battent au quotidien depuis soixante ans. Il y a des regards d’espoir, de partage et de joie. On est la preuve vivante qu’on peut encore vivre de beaux jours, des choses meilleures, des moments forts. En tendant des mains et en partageant, on gagnera sur la vie."

Est-ce que votre tache vous a posé des problèmes lors de votre arrivée à la télévision ?

"Au début, les producteurs me l’ont fait masquer pendant les six premiers mois. Je devais ressembler au gendre idéal, être limite parfait alors que moi, j’ai toujours été imparfait. J’en ai souffert, je ne me sentais pas bien. Je tentais donc d’enlever la poudre qu’il y avait sur ma tache avec un peu de salive. Maintenant, c’est ce détail qui fait ma différence."

Vous êtes le visage emblématique du midi sur TF1. Vous ne vous lassez toujours pas des 12 coups de midi ?

"Non, c’est impossible. Comment voulez-vous que je me lasse ? Les gens, et parmi eux beaucoup de Belges, sont tellement heureux de venir me voir."

Un petit mot sur les candidats belges ?

"Ils ont ce petit supplément d’âme, un sourire complice, ce pas de côté que j’adore. Je les adore parce qu’au fin fond de moi, quelque part, je dois être belge parce que j’ai ce petit pas de côté aussi. J’ai cet amour de la rigolade, de la chocolade, de la bièrade et de la fritade !"