Divers Au-delà d'être un des termes les plus utilisés par Donald Trump, les "fake news" constituent un véritable enjeu pour notre société actuelle. Un enjeu dont LaPresse.be a décidé de se saisir.

Face au flux d'informations grandissant, les citoyens se trouvent par moment dans l'incapacité de séparer le vrai du faux. Outre la montée en puissance des réseaux sociaux, de nombreux nouveaux acteurs ont vu le jour en marge des médias traditionnels. Mais une multiplication des sources n'est pas forcément synonyme d'une meilleure information pour le citoyen, de plus en plus confronté aux "fake news".

"Les réseaux sociaux ont permis de toucher un très grand nombre de gens sans les filtres des médias traditionnels , explique Denis Pierrard, directeur général d'IPM. Le problème, c'est que des gens mal intentionnés y ont vu un moyen de servir leur propre intérêt. En outre, nombre de personnalités politiques tentent de délivrer leurs messages désormais via les réseaux sociaux sans passer par les médias évitant ainsi la vérification des journalistes qui est pourtant indispensable. Dans de tels cas, la presse ne peut plus jouer son rôle de contre-pouvoir".

C'est pour combattre les dérives des réseaux sociaux et la montée des fake news que LaPresse.be (l'Alliance des éditeurs de presse quotidienne francophone et germanophone) a décidé de lancer une grande campagne multimédia.

Cette action, qui débute ce lundi, vise avant tout à sensibiliser le public, et plus particulièrement, les jeunes citoyens, à la fragilité de l'information et à mettre en avant le rôle essentiel de la presse dans son traitement et sa diffusion. "Il est important de rappeler aux citoyens que les journalistes sont essentiels à une démocratie qui fonctionne et que la vérification faite par ces derniers garantit une plus grande véracité de l'information", insiste Denis Pierrard.

Cette campagne de promotion "de grande envergure" bénéficie d'une visibilité dans les éditions papiers et les sites internet des médias concernés. Mais elle se décline aussi en des spots en radio, en TV et en cinéma.

Le symbole visuel retenu pour représenter la fragilité de l’information est l’œuf. "Il est l’élément central de plusieurs spots qui permettent au public de visualiser les échanges de plus en plus nombreux et rapides d’informations et les dégâts que peuvent causer les fake news", explique LaPresse.be dans un communiqué.

Pour ce qui est de la radio, LaPresse.be s'est inspirée du principe du téléphone sans fil pour illustrer les déformations que rencontre une information à force d'être transmise d'une oreille à une autre.

De nombreux média soutiennent l’initiative de la Presse.be. Ainsi la RTBF, RTL, les TV locales, le cinéma et des radios (Nostalgie) ont mis de l’espace à disposition de LaPresse.be pour passer la campagne, conscients de l'importance du sujet et de la nécessité d'une telle action.

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