Divers ”Je sais déjà comment y placer ma patte à moi”

CANNES Le 7 avril dernier, nous annoncions qu’après huit années de loyaux services, André Lamy quittait l’équipe de La Revue . Il en est un qui était au courant bien avant nous : celui qui sera son remplaçant, Richard Ruben : “Depuis novembre de l’année dernière ! Je suppose qu’au Théâtre des Galeries, ils savaient déjà qu’André Lamy préparait sa dernière saison.

David Michels, le metteur en scène de La Revue, est venu voir mon spectacle au Passage 44. Il m’a demandé à le rencontrer dès le lendemain. Il m’a proposé de prendre la succession d’André Lamy. Je ne savais pas trop pourquoi André s’en allait. J’avais quand même la crainte de créer des problèmes. Mais, manifestement, ce n’était pas le cas. D’ailleurs, j’ai croisé André Lamy dans un restaurant, voici quelques semaines. Il a été charmant.”

Richard Ruben admet qu’il n’était plus allé voir La Revue depuis au moins vingt ans. “Du coup, dès que la proposition m’a été faite, je me suis précipité aux Galeries, l’an dernier. Il est clair que c’est un spectacle qui bénéfice de beaux moyens et d’une mise en scène inventive et bien léchée. J’ai tout de suite vu comment je pouvais y placer ma patte à moi.”

Est-ce à dire que Richard Ruben entend révolutionner La Revue ? “Je ne sais pas. Nous avons précisément notre première réunion la semaine prochaine. Je ne sais même pas qui sera autour de moi. Je pense que Maria del Rio sera de l’aventure et aussi Pierre Pigeolet que je connais puisque nous avions joué dans une même pièce, Droit de succession. Ce que je sais aussi, c’est qu’on me demande de me mettre en avant, comme André Lamy le faisait. Ça, je vais assumer. Ça me permettra de faire des choses que je fais moins dans mon one-man-show : chanter, amener une espèce de subversion sur les choses qui me touchent… Tous les jours, je lis plusieurs journaux. De Paris, où j’habite, je continue à suivre la presse belge grâce à Internet et les éditions en ligne des quotidiens. Et puis je fais quand même encore 40% de mes galas en Belgique. Donc, je connais encore l’actualité belge. Mais ça ne me déplairait pas d’internationaliser un peu La Revue. De situer Bruxelles par rapport au reste du monde. J’aime beaucoup l’idée de jouer sur le thème Qu’est-ce que nous sommes, nous, petits Belges, par rapport au reste du monde?”

Dans ses one-man-show, Richard Ruben n’écrit que pour lui. Cette fois, il devra imaginer des textes pour les autres. “Je ne suis fermé à rien. J’ai déjà partagé la scène avec un ou deux partenaires. À Bordeaux, après un one-man-show, on m’a proposé de jouer dans une pièce à deux personnages. J’avais huit jours pour créer le rôle. J’ai même participé à un téléfilm pour la télévision japonaise. J’étais le seul à parler français.”

Le one-man-show dans tout ça ? “Ça continue. En septembre, je joue pendant deux semaines à Nantes et deux semaines à Bordeaux. Le 6 octobre, je viens jouer Ruben déballe tout à Gilly et deux jours avant, le 4, au Résidence Palace de Bruxelles, je donnerai une représentation unique du Mariage de Gonzague, dix ans après… J’aime varier les plaisirs.”