Divers Le musée du Quai Branly accueille les fantômes popularisés par le cinéma et la bande dessinée asiatiques.

Quel est le rapport entre Pac-Man et les estampes d’Hokusaï ? Entre le culte des esprits thaïlandais et les fantômes terrifiants du cinéma d’horreur japonais ? Entre le dessin animé Mon voisin Totoro et les films de kung-fu de Hong Kong ? Réponse : le bouddhisme et la vision de l’au-delà dans les cultures asiatiques.

Ce n’est pas tous les jours qu’un prestigieux musée se métamorphose en maison hantée. Mais c’est le parti pris choisi par le musée du Quai Branly, à Paris, qui emmène les visiteurs à la rencontre des Enfers et Fantômes d’Asie jusqu’au 15 juillet.

Le cinéma et la bande dessinée ont popularisé les fantômes et créatures fantastiques issues du folklore et croyances du Japon, de Chine ou d’autres pays comme la Thaïlande. Derrière ces récits horrifiques se cachent des contes et légendes parfois vieux de plusieurs millénaires, toujours vivaces dans les pays concernés.

Fantômes et réincarnation

En Occident, les histoires de fantômes sont liées à la culture chrétienne. En Asie, les esprits sont nourris par le bouddhisme. Cette religion naît en Inde au 6e siècle avant notre ère, arrive en Chine au 1er siècle puis se diffuse au Japon, via la Corée, à partir du 6e siècle.

(...)