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L'écoute de la radio en direct ne représente plus que 47% de la consommation des médias audio chez les auditeurs âgés de 15 à 25 ans, une tranche d'âge où le streaming musical représente désormais 39,5% de la consommation, révèle jeudi l'étude "Radio Oberver" menée par la régie publicitaire IP Belgium auprès de 2.438 personnes. 

Les jeunes se distinguent largement du reste de la population puisqu'au total, 81% de la consommation de médias sonores en Belgique est consacrée à la radio live sous ses différentes formes (FM, TV, web ou application). Le streaming musical ne séduit que 12,1% de l'ensemble des auditeurs. La consommation des médias audios des Belges s'élève en moyenne à 4h22 par jour, selon l'étude. La radio occupe toujours une place prépondérante, ajoute IP, qui a analysé le positionnement des différents diffuseurs.

La musique prend une place essentielle dans la programmation des différentes chaînes, et plus particulièrement au nord du pays, qui y consacre 66% du temps d'antenne (entre 6h et 19h), contre 56% côté francophone, où l'offre en matière de radios généralistes est plus riche (La Première, Bel RTL, Vivacité). Chaque station de radio possède sa couleur musicale propre. Au total, le pop-rock représente 53% du temps musical, devant la dance (26%), Mint étant la radio la plus pop-rock (90% des titres diffusés) et Fun Radio la plus dance (68% des titres diffusés). Le hip-hop, genre pourtant prépondérant sur les plates-formes de streaming, comme l'a constaté Spotify dans sa cartographie musicale mondiale, est très peu présent en radio avec seulement 4% des titres diffusés.

En termes de demande, le public consomme davantage de radio pendant les tranches qui diffusent un contenu parlé. Au sud du pays, la musique ne représente que 42% du volume d'écoute. Le public consomme plus de divertissement, d'informations et de séquences de services. Bien que plus musicales, les radios voient leur contenu parlé plébiscité par les audiences, conclut l'étude.