Divers Après 7 ans d’absence, Manu Payet revient avec un tout nouveau one-man-show (Emmanuel) où il se met à nu.

"Je crois que j’ai oublié une écharpe dans un karaoké à Bruxelles où m’a traîné Virginie Efira il y a quelque temps, nous glisse d’emblée Manu Payet, joint par téléphone. Je n’avais jamais chanté aussi longtemps ! Quand je reviens dans votre capitale (le 16 mai, NdlR), faut absolument que je repasse là pour savoir s’ils ont gardé mon écharpe !"

L’humoriste français de 42 ans, qui avait fait ses débuts en radio (NRJ) et one-man-show (Manu Payet au Bataclan) avant de bifurquer dans le cinéma (Coco, Tout ce qui brille, Les Infidèles et bientôt Budapest avec Serge le Mytho de la mini-série Bloqués), revient à ses premières amours de scène avec Emmanuel. "J’ai de bons amis belges et je ne voudrais pas les décevoir !"

Emmanuel fait référence à votre prénom mais y en aurait-il, au vu de l’affiche, une autre plus coquine, en rapport au film du même nom ?

"J’avais surtout envie de changer l’affiche traditionnelle des one-man. T’es en costard avec ta tête qui veut dire : viens, ça va être bien. J’avais envie de changer un petit peu et c’est aussi un clin d’œil au fait que je me raconte énormément sur mon enfance et mon adolescence. C’est donc un show très personnel (il est papa d’une fille de 4 mois, NdlR) et plutôt que de jouer nu, je m’affiche mi-nu !"

Une façon de se mettre à nu et d’être plus intime avec votre public ?

"Exact. Car il y a des moments de vie très personnels et, finalement, je me rends compte que je parle aussi du public. On parle beaucoup de différences dans les médias. Ici, pour le coup, je parlerai de ressemblances. C’est ce qui me motive à venir vous raconter tout cela en Belgique."

Aviez-vous un besoin vital de retrouver le public après tant d’années ?

"C’est lui qui m’a un peu réveillé par ses encouragements, ses messages ou les gens que je croisais. Trop occupé par mes tournages, je me suis finalement laissé convaincre et j’ai bien fait ! Car ce sont de tels moments de joie et de partage qui font chaud au cœur que j’aurais été con de ne pas y retourner…"

Avec des humoristes mangés à toutes les sauces aujourd’hui (radio, télé, cinéma, etc.), est-il facile d’encore faire rire ?

"Très bonne question car je me la suis justement posée : suis-je encore marrant ? Il y en a tellement, que je me demandais si je savais encore faire du vélo. Du coup, je suis arrivé assez tendu sur scène. L’avantage est que, comme je raconte des choses personnelles, elles ne peuvent être racontées que par moi. Il s’agit d’un spectacle très sincère, je n’ai pas écrit des choses uniquement parce qu’elles sont drôles."

Quel regard portez-vous sur votre enfance justement ?

"Avant, je pensais que mes parents étaient des cons (sourires) ! C’est toujours quand on n’est plus en enfance qu’on se rend compte qu’on n’était pas si mal. Je les ai trouvés très sévères et ils le reconnaissent d’ailleurs. Vu que quand on veut faire ce métier, alors qu’eux sont enseignants - dont une mère prof de catéchisme - ce n’était pas la grande joie à la maison… Il y avait même un rapport très conflictuel car je pensais qu’ils ne comprenaient rien. J’ai eu le déclic en en parlant sur scène."

Faire de la comédie est donc, pour vous, un moyen de rester un éternel enfant ?

"La scène permet d’entretenir cela, en effet. Pendant 2 heures, on redevient des gosses. Et de raconter tout ce que j’ai vécu. Le fameux : Arrête tes conneries sinon je vais t’envoyer à l’internat ! Ben moi, ils l’ont fait ! Mais je suis juste allé faire le clown ailleurs !"

En savoir plus

Emmanuel de Manu Payet, le 16 mai au Centre culturel de Woluwe Saint-Pierre (Whalll), à Bruxelles.

Infos et réservations : odlive.be ou via le 02/773.05.88.