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Netflix a annoncé jeudi une hausse de ses tarifs aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, ce qui a fait grimper de près de 4% l'action du service de vidéo en streaming à la Bourse de New York. 

Le prix de base de 7,99 euros/dollars par mois, qui permet d'accéder à Netlfix sur un seul écran, ne change pas. En revanche, l'abonnement le plus vendu, à 9,99 euros/dollars jusqu'ici, permettant l'accès aux programmes sur deux écrans en même temps, passe à 10,99 euros/dollars. L'abonnement le plus cher (jusqu'à 4 écrans) augmente, lui, de 2 dollars pour passer à 13,99 euros/dollars.

A Wall Street, le titre grimpait de 4,37% à 192,4 dollars hier après-midi.

Aux Etats-Unis, ces hausses prennent effet jeudi pour les nouveaux abonnés tandis que les abonnés actuels "seront informés de la hausse" à partir du 19 octobre, qui interviendra progressivement dans les mois qui viennent, a indiqué le groupe américain basé en Californie, rappelant que la dernière augmentation remontait à octobre 2015.

Netflix a précisé que la hausse concernait, outre les Etats-Unis, plusieurs pays européens, dont la Belgique, la France, le Royaume-Uni ou l'Allemagne.

"Depuis la dernière augmentation, nous avons ajouté la possibilité de télécharger (certains programmes) et introduit des contenus interactifs", justifie le groupe, qui évoque aussi l'arrivée de "nouveaux contenus" sur la plateforme.

Le streaming est un marché très concurrentiel et Netflix fait face notamment à Amazon ou à Hulu, tandis que beaucoup de chaînes américaines ont déjà leur propre accès en streaming ou envisagent de le faire. Le groupe Disney a précisément annoncé cet été qu'il mettait fin à son partenariat avec Netflix avec l'intention de lancer son propre service.

Netflix a franchi cet été la barre symbolique des 100 millions d'abonnés dans le monde -à 104 millions- et ils sont désormais légèrement plus nombreux à l'international qu'aux Etats-Unis. Ils seraient 400.000 en Belgique, selon des chiffres de la régie RMB évoqués vendredi dans L'Echo.

Le groupe avait confirmé alors son intention de continuer à produire des programmes originaux, ce qui est très coûteux mais indispensable aux services de streaming pour se différencier les uns les autres et attirer des abonnés.