Divers L’humoriste belge (Radio Contact) porte sa galerie de personnages déjantés sur scène.

"On a plus de temps, plus d’interaction avec le public, ça change des animateurs, confie Pablo Andres, chroniqueur aux personnages loufoques dans le Good Morning sur Radio Contact depuis septembre 2013. L’improvisation change au réveil, c’est différent de la scène. Mais cela me permet d’encore me perfectionner."

Bercé par la multiculturalité dès sa naissance (papa est flamand, maman est d’origine mexicaine), le comédien de 35 ans a fait de la caricature sa marque de fabrique. De Ramon Culo (un Mexicain survolté) à MC Furieux (un rappeur râleur) en passant par l’agent Verhaegen (policier brusseleir qui a la main légère sur le tazer et qui sera le flic du clip parodique du Grand Jojo, Patrouille de nuit 2), tous ses personnages naissent d’un délire, d’un accent, d’une rencontre. "Ce qui m’intéresse, ce sont les failles, les défauts ou les petites manies des gens. La tristesse, la bêtise ou la stupidité, c’est ce qui me fait marrer. Je grossis les traits par caricature. Un loser sera toujours plus marrant que quelqu’un de parfait. Ce sont les extrêmes qui sont drôles."

Pablo Andres n’a pour autant jamais été censuré. "Je ne fais pas ça pour choquer ou provoquer, ça ne m’intéresse pas. C’est à chaque fois pour démontrer ce qu’on est plutôt. Mon filtre à moi, c’est que cela me fasse rire. Je m’autocensure, je ne m’attaque pas aux communautés et je ne fais pas de méchanceté gratuite car je ne trouve pas ça drôle…"

Fou sur scène mais plutôt calme dans la vie, joli contraste pour ce grand timide. "Cela me permet d’extérioriser plein de choses, admet celui qui est fan du Saturday Night Life des USA. Exprimer cette folie qui est en moi, comme d’autres font à travers le sport, etc. Une douce folie qui fait du bien mais je suis clairement à l’opposé de mes personnages. C’est simplement plus agréable de jouer des personnages exécrables que lisses ! (sourires)"

Avec un prolongement aussi en télé (Planète Pablo ou Go For Zero), Pablo Andres songerait-il au cinéma à la Francois Damiens ou Jean Dujardin avant lui ? "Ce serait un rêve car on en est encore très loin. Ce qui m’intéresse, c’est de les développer en radio, sur scène et à l’image. Un travail visuel et sonore à adapter sur grand écran et comme eux l’ont fait de manière admirable, ça donne envie. Mais je n’ai pas la prétention d’arriver à leur cheville. Chaque média à son propre langage et code, faut donc les comprendre et s’adapter. Mais bon, comme on dit, c’est en se plantant qu’on avance !"

Entre nous, le one-man-show de Pablo Andres est en tournée un peu partout en Belgique : Il était ce samedi à Nivelles et sera le 6 novembre au Centre Temps Choisi de Gilly. Infos et rés. : ticketmaster.be