Divers Cette semaine DHNet a rencontré le chanteur folk et multi-instrumentiste Perry Rose

BRUXELLES Comme le temps passe vite... Cela fait déjà plus de dix ans que le belgo-irlandais a sorti son tout premier LP, Because of you, et inondé les ondes de son premier single à succès Green bus. A cette époque, les ritmo caliente sud-américains n'avaient pas encore pignon sur rue et la musique celtique s'apprêtait à vivre quelques belles années. Perry, tout le monde l'a déjà vu au moins une fois sur scène et s'est déjà pris à fredonner ses mélodies nostalgiques ou festives. Depuis ses débuts, il a visité différents univers sans pour autant s'éloigner de ses racines. Six albums plus tard et toujours aussi jeunot dans l'âme, Perry Rose nous est revenu il y a quelques semaines avec Hocus Pocus, son nouvel opus, qu'il défendra sur la scène des Francofolies de Spa le 21 juillet prochain à 19h30 sur l'esplanade de l'hôtel de ville!

L'interview

DHNet: Quel est votre dernier coup de coeur spectacle ? Cela date un peu puisqu'il s'agit d'un concert de Neil Finn des Crowded House à l'automne dernier dans la salle de l'Ancienne Belgique. Il était accompagné du guitariste des Smiths, Johnny Marr. C'était le type d'ambiance de concert que j'adore. Un set très décontracté et sympa avec une osmose totale entre le public et l'artiste. Aucune barrière n'est venue s'intercaller. Sinon, actuellement, au niveau de la pop, j'écoute principalement Coldplay et Travis.

DHNet: Quel est votre dernier coup de coeur littéraire ? Je dirais le roman de l'écrivain irlandais, Roddy Doyle, La femme qui se cognait dans les portes. C'est l'histoire banale d'une femme qui est battue par son mari et qui explique ses nombreux ecchymoses par le fait qu'elle se cogne souvent aux portes... Elle veut le protéger en quelque sorte. C'est écrit très finement. La trame se déroule en Irlande, c'est beau et triste à la fois. Pour vous situez l'auteur, Doyle est à la base de la trilogie: The Commitmens, The Snapper, The Van.

DHNet: Quel est votre relation au WEB ? Je ne peux pas affirmer être un grand surfeur devant l'éternel! Pour moi Internet se limite encore à la messagerie électronique. C'est fabuleux, c'est l'autre bout du monde en quelques secondes. Bien sûr, je conçois qu'il s'agit d'un merveilleux outil de communication et d'information. Cependant, j'attends encore une certaine démocratisation de ce nouveau média. Les connections permanentes et ADSL sont encore trop onéreuses et cela reste l'objet d'une certaine élite. Sinon, je vais souvent voir les sites personnels de mes confrères pour voir s'ils sont aussi bien fait quel le mien... (Rires!)(www.perryrose.com)

DHNet: Vous êtes un grand amateur de football. Quel est votre avis général sur la dernière coupe du monde? J'ai beaucoup apprécié ce dernier mondial. Pour réussir un beau tournoi, il faut des surprises et des succès pour les petites équipes. Ce fut le cas avec des ténors comme la France ou l'Argentine, éliminées d'emblée. A côté de cela, l'Irlande et la Belgique ont surpris par la qualité de leur jeu. Pourquoi ne pas parler également de l'ambiance bon enfant dans les gradins? Cela nous change des éditions précédentes... Du spectacle sur la pelouse et un bon esprit dans le stade, voilà ce qui assure la réussite d'un tel évènement planétaire. Mes coups de coeur? Hasan Sas jusqu'à la demi-finale contre le Brésil avant qu'il ne pète les plombs en fin de rencontre. Je citerai encore l'inévitable Marc Wilmots et le remuant extérieur irlandais Damien Duff.

DHNet: Quand on fait du folk teinté de sonorités traditionelles, comment traverse-t-on une décennie où les innovations musicales furent légions? Depuis le début , je fais absolument ce qui me plaît, tout simplement. je pense que c'est cette sincérité qui est payante. Je pense avoir aussi évolué et j'ai déjà joué avec des machines. Je ne suis donc pas contre la technologie. C'est d'ailleurs assez ambigu ce rapport entre la musique et la machine. Prenez cette dernière décennie, on aura vu en permanence une dualité entre découvertes de sonorités artificielles et besoin de se raccrocher aux sources. Ce fut le cas, notamment avec le son gras du grunge tout comme la période celtique dans les Nighteens. Le phénomène colle bien avec la fin du siècle et d'un millénaire. On a besoin de technologies pour évoluer mais, en même temps, on est perdu sans savoir d'où on vient!

DHNet: Vous qui connaissez bien ces deux peuples, quels sont les points communs entre les Irlandais et les Belges? Il y a un côté surréaliste commun indéniable. Cela englobe un état d'esprit et un humour bien particulier. Les Irlandais ont davantage en commun avec les Belges qu'avec les Français ou les Anglais. De plus, je ne me trompe pas en disant que les Irlandais sont épatés du nombre de bières belges qui existent sur le marché et les Belges sont admiratifs devant le nombre de bières que peuvent boirent de suite les Irlandais! Moi, je suis plutôt petit beurre et tasse de lait, mais je ne recule pas devant une bonne bière d'abbaye.




Fiche technique

Lieu, date de naissance, état civil: Né à Bruxelles, le 09 mai 1961. Père de deux filles: Jody (11 ans) et Nell (5 ans).

Profession: Musicien, chanteur, multi-instrumentiste.

Dates-clés:

1972: j'assiste à mon premier concert. C'était les Emerson, Lake & Palmer, du rock symphonique.

1989: j'assure la première partie de Sinead O'Connor à Forest National.

1990 et 1996: la naissance de mes deux filles, of course.

1994: je participe au festival de Nyon en Suisse.

1999: je suis à l'affiche des Francofolies!

Perry Rose, Hocus Pocus, 2002

Le site perso de Perry


www.perryrose.com