Divers Tout le monde peut occuper cette fonction, mais il faut se faire enregistrer en tant qu’agence de placement auprès de la Wallonie ou de Bruxelles

Ce n’est plus un secret : grâce à la série Dix pour cent, tout le monde sait que les agents français empochent 10 % des cachets des comédiens qu’ils représentent. Voire 15 %, s’ils effectuent certaines missions plus particulières. Et comme on a tous en tête les salaires mirobolants des stars hollywoodiennes, forcément, cela fait rêver.

Et pourtant, sur nos petits bouts de territoires wallons et bruxellois, les agents d’acteurs professionnels de cinéma pourraient figurer parmi les espèces en voie de disparition. Pour une raison toute simple : c’est en France, première industrie cinématographique européenne, que se tournent la plupart des fictions. Et lorsqu’elles se déroulent chez nous, il s’agit encore souvent de coproductions hexagonales. C’est donc plus intéressant de travailler avec un agent d’outre-Quiévrain pour le 7e art.

Dans les domaines du théâtre, des spectacles de rue ou de la danse, par exemple, la situation est inversée. Nos représentants connaissent en effet mieux le marché belge, mais aussi les organisateurs des shows et les décideurs de projets télévisuels.

Chez nous, n’importe qui peut devenir agent. Il n’existe pas de cadre légal concernant les formations à suivre. Mais une agréation régionale est indispensable. En Région wallonne et à Bruxelles, il faut impérativement se faire enregistrer préalablement en tant qu’agence de placement (en Flandre, une licence est indispensable) dès qu’il y a négociation de contrat au nom d’un artiste. Sans taux imposé comme chez nos voisins français. La règle des 10 % est souvent appliquée, mais pour des clowns, des jongleurs ou des spectacles de rue, cela peut grimper jusqu’à 25 %. Une rémunération fixe peut aussi être négociée. L’important, c’est que tout soit bien précisé à l’avance. En Wallonie, le décret du 3 avril 2009 impose l’obligation de transparence, afin d’éviter qu’après une performance, 50 % du cachet de l’artiste ne soient prélevés sans arrangement antérieur, comme c’est parfois le cas.