Divers Patrick Bruel fête, sur deux CD, un anniversaire: celui de ses vingt ans de chanson

BRUXELLES Pour ne rien oublier et reconstituer le puzzle, voilà pourquoi, après vingt ans de chanson (eh oui, ça ne nous rajeunit pas), Patrick Bruel s'offre un double best of. Vingt-cinq titres, vingt-cinq tubes, seul ou en duo (notamment avec Joe Cocker sur Sorry seems to be the hardest word), en live ou en studio, picorés dans ses albums.

De Marre de cette nana-là au Café des délices. «J'ai l'impression qu'on a fait les 400 coups ensemble», confie le chanteur, dans un court texte niché au coeur du livret-affiche qui accompagne les deux disques. «On est des amis de vingt ans. Ça compte...»

Pour fêter dignement cet anniversaire et puisque c'est son premier best of, le jeune marié s'est fait plaisir. Par exemple en chantant L'Italien avec Serge Reggiani ou Les rues de Philadelphie (reprise de Streets of Philadelphia, de Springsteen) avec Jean-Louis Aubert. Pour l'occasion, un morceau, Puzzle, a même été réenregistré cette année à Paris.

Nu sous la douche

Et puis, parce qu'un CD, aujourd'hui, s'accompagne toujours de quelques images, on a droit aux spots publicitaires de son live 2001. Plutôt rigolos, d'ailleurs, dans lesquels Bruel se met en scène sous la douche (où il hurle Casser la voix) ou jouant à la marelle dans sa chambre d'hôtel.

Pour refermer ces plus de cent minutes de musique, un clip, celui de Pars pas, tourné à Las Vegas en 1994. Un vrai petit film, plutôt bien ficelé, qui rappelle, lui aussi, que le temps a passé.

A l'époque, Patriiiiiiiiiiiiiick avait les cheveux longs et presque l'air gamin. Mais ça, pour le coup, il l'a toujours.

Patrick Bruel, Puzzle (BMG).

© La Dernière Heure 2004