Divers Au lieu de 6 h 30, elle commencera à 7 h. Après un an, la radio fait marche arrière.

Que se passe-t-il chez RTL ? La question se pose suite à l’été quelque peu mouvementé qu’a connu la maison de l’avenue Georgin. Le départ de Fanny Jandrain pour la RTBF et la démission d’Ingrid Franssen n’ont pas donné lieu au moindre commentaire en dehors de communiqués écrits. Pour la première, il était élogieux, pour la seconde - que l’on devrait, selon toute vraisemblance, retrouver prochainement sur Nostalgie et qui sera remplacée au micro de La vie est Bel par Sandrine Corman - il était plutôt laconique. Quant au départ de Thibaut Roland également en partance vers le service public, il n’a donné lieu à aucune réaction. Ni écrite ni verbale.

Un silence absolu qui touche aussi la rentrée de Bel RTL puisqu’il n’y aura pas de conférence de presse présentant la nouvelle saison de la station, mais uniquement des face-à-face avec le nouveau patron des programmes, Stéphane Rosenblatt, par ailleurs directeur de la télévision. Si cette absence de conférence de presse est plutôt rare, elle n’est pas inédite. En 2014 déjà, la radio phare du groupe n’avait pas convié la presse pour sa reprise après les vacances.

Faut-il dès lors s’attendre à une rentrée sans réels changements ? Rien ne filtre ou presque. Pourtant, selon nos informations, la nouvelle grille de Bel RTL subirait au moins deux changements qui ont tout d’une marche arrière.

Le premier d’entre eux concerne la matinale de la station. Elle ne devrait plus débuter à 6 h 30 mais à 7 h, comme c’était le cas avant que Thomas de Bergeyck en prenne les commandes. Si le créneau horaire change, c’est en revanche toujours bien le successeur de Thomas Van Hamme qui sera à la manœuvre.

L’autre changement concerne les Grosses têtes de Laurent Ruquier. L’émission va également perdre une demi-heure d’antenne pour revenir à un format de deux heures. Là aussi, on reprend le format qui était de mise avant le mois de septembre 2016.

Ces modifications sonnent comme un désaveu de plus pour Éric Adelbrecht qui avait été nommé directeur des programmes de Bel RTL il y a un an avec pour mission de concevoir une nouvelle grille des programmes capable de booster les audiences de la radio. La première vague CIM de 2017 a cependant tout de suite eu raison de ses efforts. Reflétant une nouvelle fois les difficultés de Bel RTL à fidéliser ses auditeurs, elle lui avait coûté sa nouvelle fonction au profit de Stéphane Rosenblatt à l’approche de l’été.


Un silence assourdissant

Si on se tait sur toutes les ondes et dans toutes les langues en ce moment du côté de RTL, c’est en raison de ce qui se profile à la mi-septembre. C’est à cette date que sera dévoilé le plan Evole (dit "de transformation") et son ampleur afin de faire face à l’arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge. Les sources sont toutes unanimes, dans l’attente de savoir quoi, l’ambiance est pesante dans les couloirs de l’avenue Georgin et cela, depuis des semaines. 

"On se regarde en chien de faïence", confie un habitué des lieux. Rien d’étonnant quand on se souvient des mots de Philippe Delusinne, le CEO de RTL : "Ne nous voilons pas la face, ce qui nous attend ne sera pas facile."Personne n’est dupe, ça signifie des pertes d’emplois. Combien ? 50, 60, 80 ? Peut-être même 100 selon les sources. Et dans quels secteurs de l’entreprise ? Le tout aura-t-il un impact sur les programmes? Voilà pourquoi la rentrée se fait en sourdine chez RTL. Car même la présentation des grilles télé qui aura lieu la semaine prochaine ne devrait pas aller au-delà du mois de décembre.