Civilization VI accueille son premier contenu additionnel

Cédric Dautinger Publié le - Mis à jour le

Jeux vidéo

Comme pour chaque nouvelle mouture du jeu de stratégie, une extension sort afin d’ajouter du contenu et rallonger des parties déjà interminables. Pour le plus grand bonheur des fans?

Le sixième opus de Sid Meier’s Civilization possédait déjà quelques grandes nouveautés tout en conservant ses mécanismes de base: avancer dans le temps avec sa civilisation pour remporter une des différentes victoires en fin de partie. Le studio Firaxis Games n’avait pas fait l’erreur de retirer certains éléments importants du jeu comme précédemment. L’extension Rise and Fall ne pouvait donc pas apporter de nouveautés majeures comme la religion ou l’espionnage.

Pas de panique: de nouveaux concepts sont introduits afin d’enrichir le déroulement de vos nouvelles parties. Désormais, votre civilisation peut connaître des âges différents, allant d’une période sombre à un âge d’or ou carrément héroïque pour les mieux lotis. Pour y arriver, les joueurs doivent gagner des points avant la fin d’une ère pour commencer la suivante avec des bonus plus ou moins importants. Par exemple, si votre civilisation est la première à découvrir une merveille naturelle, certaines technologies, établir une diplomatie forte ou construire des bâtiments spécifiques, vous pourrez éviter l’âge sombre (qui comporte également des bonus spécifiques) et passer à un âge d’or. Vous choisirez alors des engagements qui vous fourniront des avantages spécifiques pendant l’ère qui débute. Passer d’un âge sombre à un âge d’or bascule en âge héroïque, avec trois engagements possibles et d’importants bonus.

Ce nouveau mécanisme pousse à choisir plus rapidement sa stratégie. Viser une victoire religieuse, culturelle ou scientifique… se décide désormais dès le choix de votre civilisation. L’implantation de gouverneurs, qui vous fournissent différents avantages en lien avec ces victoires, accentue cette impression. Ceux-ci servent également à augmenter la loyauté de vos cités, qui peuvent désormais devenir indépendantes en cas de mauvaise gestion de votre territoire (oubliez d’établir de lointaines colonies sans support). Vos adversaires pourront également tenter de saper votre autorité via la loyauté, en plus de l’espionnage et de la guerre.

Rise and Fall comprend également son lot de nouvelles civilisations (de la Corée aux Mongols, en passant par l’Ecosse), nouvelles ressources, bâtiments et merveilles à construire. La diplomatie s’enrichit légèrement avec l’introduction d’urgences: des décisions mondiales rapides suivant des événements catastrophiques provoqués par un autre joueur (ou joueuse). Déclencher un bombardement nucléaire ou envahir la capitale d’un ennemi risque réellement de vous mettre une cible sur le dos.

Cette extension enrichit clairement les mécanismes d’un excellent Civilization, mais oriente trop les joueurs dans une direction dès le début d’une partie. Cependant, vous pouvez à nouveau compter des dizaines d’heures de jeu grâce à Rise and Fall, en attendant le septième opus!

Cédric Dautinger