Jeux vidéo Il y a deux ans, DiRT Rally surprenait les habitués de jeux automobiles par un gameplay très précis, une simulation à l'opposé de ses prédécesseurs, toujours tournés vers l'arcade. En voyant sortir DiRT 4 (qui est donc le cinquième), on se demandait à quelle sauce on allait être mangé. Codemasters a joué la bonne carte: réussir à ravir autant les amateurs de simulations que les fans des jeux d'arcade, qui cherchent juste à passer un bon moment.

Dès le début du jeu, le choix s'impose: veut-on une simulation pure et dure, où chaque détail compte, où cherche-t-on à s'amuser rapidement, sans se prendre la tête. Après ce choix, le jeu effectuera des réglages automatiques qui lui permettent de proposer deux approches totalement différentes de la course automobile, le tout dans un seul jeu. Un vrai plus !

DiRT 4 s'ouvre alors à nous et nous propose de débuter une carrière, de joueur des épreuves simples et communautaires.

© Codemasters


Le mode Carrière est ultra-complet puisqu'on prend à la fois le rôle du pilote d'une écurie et celui de son manager. Ainsi il faudra trouver des sponsors, améliorer la voiture, engager du personnel ou encore investir dans les infrastructures afin de développer son écurie et d'être capable, in fine, de réussir de magnifiques prestations au volant des différentes voitures proposées qui, si elles ne sont pas extrêmement nombreuses, le sont suffisamment pour offrir différentes approches d'une course en fonction de leurs caractéristiques. On regrettera néanmoins la mauvaise disposition des menus qui vous obligera à d'innombrables aller-retours afin de gérer votre staff, votre sponsor, vos véhicules, etc.

Dans le mode Carrière comme lors d'épreuves simples, il est possible d'opter pour du simple rally mais aussi du Land Rush, du Rally Cross ou encore un mode "Historic Rally". Une pléiade de courses qui possèdent toutes leur propre identité à laquelle, en tant que pilote, il faudra s'adapter. 

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Dans les épreuves simples, il est possible de choisir la longueur de sa spéciale, son emplacement, le moment du jour ou de la nuit où elle est disputée. Bref, un éditeur bien sympathique si l'on veut simplement disputer une course ou deux. Malheureusement, seules cinq destinations sont au programme (Australie, Etats-Unis, pays de Galles, Suède et Espagne). C'est beaucoup trop léger !

Il existe également la possibilité de participer à des défis communautaires, sortes d'épreuves temporaires où les joueurs se battent pour arracher le meilleur temps sur un parcours défini. C'est fun, c'est sympa et surtout, ça motive pour tenter toujours de s'améliorer.

Car l'amélioration est un leitmotiv dans DiRT 4. Au fil de votre progression dans le jeu, vous pourrez adapter la difficulté afin de vous rapprocher, pourquoi pas, d'une simulation de plus en plus précise. La difficulté ajustable avant chaque spéciale est un réel plus.

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Graphiquement, le jeu laisse à désirer. Peu de détails, des couleurs souvent ternes et des textures parfois très approximatives, on sent que Codemasters s'est concentré à 100% sur les sensations de conduite au point de délaisser grandement les environnements (répétitifs à souhait) et les textures et détails, pour la plupart d'un autre âge.

Malgré cet énorme défaut, DiRT 4 est un jeu qui vaut la peine d'être découvert, que l'on soit néophyte dans le pilotage vidéoludique ou que l'on soit un as de la route. Le jeu est accessible pour tous sans pour autant délaisser les vrais passionnés. Une belle réussite qui se ressent manette en main. Prêt ? Partez !