Jeux vidéo

La gamescom c'est bien sûr, avant tout, une occasion de découvrir en avance les jeux qui feront la Une de la planète vidéoludique dans les prochains mois, voire parfois les prochaines années. Et à ce petit jeu là ce sont souvent les gros hits, qu'on appelle Triple A, qui se partagent l'affiche. Alors que nous réservent ces best-sellers annoncés ? Petit topo de nos impressions !

FIFA 18: un gameplay plus lent et plus instinctif

C'est certain, EA Sports a bien retravaillé le gameplay de son jeu phare, FIFA. Lors de notre phase de test du jeu, qui s'est avérée très courte, nous avons observé quelques changements significatifs dans le gameplay, mais aussi dans le jeu e façon générale. Il faudra mieux construire dans ce FIFA 18. Le jeu est plus lent, la défense plus difficile et l'IA semble avoir été améliorée, tant chez l'adversaire que parmi nos coéquipiers. Ainsi, les défenses adverses seront souvent mieux organisées, l'effort collectif primant sur l'individuel. Nos coéquipiers, eux, tenteront souvent de trouver le bon espace afin de faire des appels de balle intéressants. La physique des passes et des centres a clairement été retravaillée et on prend un réel plaisir à tenter des passes compliquées, très dangereuses quand elles passent. Petit point noir: les gardiens, qui semblent manquer un peu de réactivité. A voir avec le temps. Concernant le jeu sur la Switch, si il ne ressemble pas totalement graphiquement à son frère sur PS4 et Xbox One, il est loin d'être moche. Le gameplay, lui, est identique.

Assassin's Creed Origins: on reprend tout depuis le début

Avec le temps et les époques traversées, Assassin's Creed est devenu un jeu plus joli et plus complet. Mais la répétitivité des missions, le système de combat ou encore les progrès technologiques ont peu à peu eu raison de l'énorme succès du jeu à ses débuts. Ubisoft a donc décidé de revenir en arrière, scénaristiquement parlant. Et ce retour aux origines a entraîné une refonte totale de tous les codes du jeu. Oubliez les combats sans dynamisme, la progression linéaire de notre personnage ou encore la répétitivité du jeu: Assassin's Creed a totalement changé !

Premièrement le jeu est plus difficile que jamais. L'IA a été améliorée et les ennemis n'hésiteront pas à vous attaquer en groupe. Dans ces cas là, l'esquive ou les coups puissants seront vos seuls alliés. Car le système de combat, entièrement revu, demandera une sacrée adaptation aux habitués de la série. Il existe désormais deux types de coups, les légers et les puissants, qui peuvent être chargés ou non. L'esquive et la parade sont à présent primordiaux, tout comme l'utilisation de l'arc pour les cibles à distance. Il est possible de posséder un énorme panel d'armes, chacune possédant des caractéristiques propres et demandant donc une adaptation de son style de combat. Bref, une vraie réussite.

Deuxièmement, le jeu est magnifique, riche et vivant. C'est une marque de fabrique chez Assassin's Creed: la qualité de l'environnement dans lequel se déroule l'aventure. Ubisoft a travaillé à la perfection l'Egypte antique, où se déroule cet opus. Graphiquement, le jeu en impose. En 4K, chaque détail est parfaitement modélisé et on a l'impression d'y être. De plus, les environnements sont vivants, il se passe toujours quelque chose, la vie s'écoule autour de notre héros et c'est très agréable de remarquer les occupations des figurants par exemple.

Enfin, le jeu semble complet. Evidemment, on a pu avoir qu'un aperçu de ce qu'Assassin's Creed Origins avait dans le ventre. Mais il sera, à n'en pas douter, l'un des jeux les plus complets de cette année. Entre la quête principale, des dizaines de types de quêtes secondaire différents, des explorations, des enquêtes et on en passe, il n'y aura pas de quoi s'ennuyer manette en main. Le jeu propose un arbre de compétences où on pourra améliorer notre personnage au fil du jeu. Il est également très complet dans la personnalisation de son assassin, des armes aux équipements, à la monture ou encore aux vêtements.

Bref, avec Origins, la saga Assassin's Creed a retrouvé une seconde jeunesse et pourrait bien faire à nouveau l'unanimité dès sa sortie, le 27 octobre prochain.

Battlefront 2: une bataille spatiale épique

C'est un mode multi de Star Wars Battlefront 2 qui était proposé à la presse lors de cette gamescom. Plus exactement une bataille spatiale entre l'empire et les rebelles. Et quel plaisir ! L'univers de la guerre des étoiles est parfaitement retranscrit, jusque dans les moindres bruitages. On s'y croirait ! Les commandes se prennent facilement en main et en peu de temps, on a l'impression d'être un pilote aguerri. Dans un mode de jeu à dix contre dix (joueurs réels, des IA se mêlant au combat pour le rendre plus énorme) on doit accomplir des objectifs de défense ou d’attaque en fonction de notre camp. Chaque vaisseau possède ses propres atouts et, si l’on se débrouille suffisamment bien, on peut débloquer des vaisseaux iconiques de la saga comme le Faucon Millenium ou le Slave 1, le vaisseau du mercenaire Jango Fett.

Les parties sont longues et palpitantes, rythmées par des musiques issues de la saga cinématographique. Bref, un très bon moment. Il restera à voir ce que les autres modes multijoueur et surtout le très attendu mode histoire ont dans le ventre. Et ça, ce sera pour une autre fois ! Pour rappel, le jeu est prévu pour une sortie le 17 novembre 2017.

Far Cry 5 : il y a encore du boulot !

Ce serait cruel de juger le nouveau Far Cry sur ce qu’on a vu à la gamescom. En effet, Ubisoft a décidé de ne pas présenter le jeu à la presse mais uniquement au public car la démo présentée est la même que celle proposée à l’E3. Far Cry 5 est prévu pour le 27 février 2018 et il n’est donc pas achevé. L’IA notamment reste très perfectible. C’est probablement LE point sur lequel Ubisoft devra travailler dans les prochains mois.

Néanmoins, pour le peu qu’on a vu, on ne peut qu’être attiré. Le jeu est beau, il semble se démarquer de ses prédécesseurs et a sa propre identité, qui est d’ailleurs très forte et particulièrement développée. L’ambiance est parfaitement travaillée et on a l’impression d’être perdu en pleine campagne américaine, tout en n’oubliant jamais vraiment l’aspect « sectarisme religieux » sur lequel repose le jeu.

Difficile d’en dire plus à l’heure actuelle, il faudra attendre encore un peu avant de voir réellement ce que nous promet ce Far Cry 5.

Need for Speed Payback : une mise en scène hollywoodienne

Il n’y avait qu’une mission de Need for Speed Payback présentée à la gamescom mais elle a eu le don de nous mettre l’eau à la bouche. Dans une mise en scène digne des plus grands blockbusters américains, on doit poursuivre un camion contenant une voiture et des explosifs afin de s’emparer de son contenu. La musique et les dialogues jouent un rôle prépondérant dans cette scène d’action, entrecoupée de cinématiques, où le but est d’abord de provoquer des accidents avec les véhicules qui protègent le camion avant de foncer, arriver à la hauteur de ce dernier et de s’emparer de sa cargaison.

Une vraie démonstration de force donc, de la part d’Electronic Arts. D’autant que le jeu est très beau et la conduite très immersive. Avec une seule mission, on reste évidemment sur sa fin et il faudra attendre les prochaines semaines pour découvrir tout ce que nous réserve le jeu qui sort le 10 novembre prochain.

Dragon Ball FighterZ : à 6 c’est plus marrant !

Le concept du nouveau Dragon Ball, ce sont des combats à trois contre trois, où les forces et faiblesses de chacun doivent se compléter pour venir à bout de l’ennemi. Une façon originale de concevoir le combat dans l’univers d’un des plus célèbres mangas jamais créés.

Chaque personnage est noté selon différents critères (force, vitesse, agilité, etc.) et il faudra réussir à combiner les différents styles pour triompher. Certaines mécaniques de jeu sont propres à un personnage, comme par exemple Krillin, qui peut soigner ses alliés grâce à ses haricots magiques.

Deux annonces importantes ont été faites concernant ce jeu. D’abord, la présence d’un nouveau mode multi, appelé « party match », où six joueurs vont pouvoir s’affronter par équipes de trois et donc attaquer chacun à son tour. L’autre grande annonce concerne le mode histoire qui comprendra un scénario original, jamais vu dans l’anime, où les androïdes joueront un grand rôle.

Manette en main, ce Dragon Ball ressemble à ses prédécesseurs. Les personnages sont très réactifs et la prise en main n’est pas compliquée. Le fait de pouvoir switcher à tout moment sur un de ses deux alliés est particulièrement intéressant et apporte un vrai côté tactique aux combats.

La Terre du Milieu : L’Ombre de la Guerre : tout pareil, mais en mieux !

Avec L’Ombre de la Guerre, la note est simple : Warner veut améliorer la formule, déjà gagnante, de son prédécesseur. Et c’est plutôt une réussite !

Le jeu est évidemment plus joli (3 ans se sont écoulés depuis la sortie du premier) mais il semble aussi plus complexe manette en main et propose plus de contenu, notamment des missions de capture de forteresse qui intéresseront beaucoup les joueurs, tant pour le challenge que pour l’intérêt tactique de tels événements.

Lors de notre test, nous avons notamment assisté à une bataille épique entre un Graug et un Balrog : une vraie ode aux fans du Seigneur des Anneaux mais aussi une démonstration de tout ce que ce jeu garde sous le pied. Une réalisation certes classique mais totalement maîtrisée au service d’une mise en scène rappelant certains monuments du cinéma fantastique.

La difficulté a également été augmentée afin de rendre chaque combat non seulement plus complexe, mais aussi plus réfléchi puisqu’il faudra jouer de dextérité et de maîtrise pour venir à bout de certains ennemis particulièrement coriaces.

Malgré le bref aperçu que nous avons eu, difficile à l’heure actuelle de dire si L’Ombre de la Guerre, qui sortira le 10 octobre prochain, enchantera la critique comme son grand frère. Il a pourtant toutes les cartes en main pour y parvenir.