Jeux vidéo

A la gamescom, il y a ces marques que tout le monde connaît : Ubisoft, EA Games, Blizzard, etc. pour les éditeurs de jeux vidéo, Amazon, Sy Fy, etc. pour ceux qui proposent du contenu multimédia ou encore Alienware, Predator ou HP en ce qui concerne le matériel gaming. Mais d’autres marques, plus petites, viennent au plus grand salon de jeux vidéo au monde afin de se faire connaître ou de toucher un nouveau public. C’est le cas de Thunderobot, une marque asiatique dont nous avons rencontré les représentants.

Thunderobot c’est quoi ? Il s’agit d’une marque chinoise spécialisée dans le matériel gaming. Elle produit, entre autres, des sièges pour joueurs, des ordinateurs surpuissants, fixes et portables, des souris ou encore des casques de réalité virtuelle. Bref, un ensemble de produits que la firme veut « haut de gamme » et qui s’adresse principalement à ceux qui jouent régulièrement.

Après une expansion rapide en Asie, où Thunderobot a connu une croissance exponentielle depuis sa création en 2014, les dirigeants veulent à présent séduire le monde entier, en commençant par l’Europe. C’est dans ce but qu’elle a ouvert un nouveau bureau en Espagne et qu’elle travaille à présent avec plusieurs employés européens.

Pourquoi Thunderobot pourrait séduire l’Europe ? Parce qu’elle propose une expérience gamer inégalée. La firme veut marquer les esprits et, à l’occasion de son arrivée sur le vieux continent, elle va mettre sur le marché deux produits assez uniques. Tout d’abord un casque de réalité virtuelle capable de produire une image en 3K (natif), avec des lentilles ajustables pour un meilleur confort et une meilleure netteté ainsi qu’un grand angle de 120 degrés pour agrandir l’espace de jeu du joueur. Ensuite, un ordinateur portable surpuissant embarquant une GTX 1060 (avant la 1080 à venir nous a-t-on dit), un processeur Intel I7-7700, un disque dur d’1 TB, un SSD de 256 GB et 8 Go de ram. Une bête de course sensée apporter toute la puissance nécessaire au casque susmentionné.

En plus de ces produits, l’entreprise garantit un service technique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une promesse qui ne vaut évidemment que pour l’aide en anglais, le service technique francophone (qui n’est pas encore déployé) devrait lui en rester aux heures de bureau.

Avec des prestations de la sorte, l’addition est évidemment salée. Avec un prix de 700 euros (non officiel) pour le casque et ses contrôleurs et de 1700 euros (sac à dos de transport compris) pour le nouvel ordinateur portable qui devrait voir le jour fin septembre, Thunderobot est un peu au-dessus des prix proposés sur le marché actuel. Mais vu la qualité des composants (on nous garantit travailler uniquement avec des marques sûres, même la puce Wi-Fi vient de chez Intel), c’est un prix qui peut se justifier, à condition d’avoir une réelle utilité à acheter ces produits, qui se tournent naturellement plus vers les utilisateurs aguerris et ultra réguliers que vers des joueurs occasionnels, qui trouveront certainement leur bonheur dans une ou deux gammes de prix inférieures.

Trop chère ou pas, Thunderobot va tout de même apporter du sang frais sur le marché du gaming européen, très cloisonné ces dernières années. Et qui dit nouveau concurrent dit volonté de marquer des points soit avec des innovations, soit avec des réductions. Et dans tous les cas, c’est le consommateur qui en sortira gagnant.