Jeux vidéo 10/10, 9,5/10, 19,5/20, 20/20,… La presse vidéoludique est unanime avec Legend Of Zelda : Breath of The Wild, le jeu du moment paru sur Nintendo Switch et Wii U. Notre humble avis. the legend of zelda : breath of the wild dispo sur Switch et Wii U

Un nouveau Zelda, ça fait toujours du bruit. Mais à ce point-là, c’est du jamais vu.

Breath of The Wild, l’open-world d’héroïc-fantasy porteur du début de carrière de la Nintendo Switch parue le 3 mars derniers, a affolé la critique avec une note moyenne de 97/100 sur l’agrégateur de tests Metacritic. Sur 89 tests de médias référencés, pas moins de 54 lui ont attribué la note maximale. Tollé.

C’est le syndrome du 20/20. Une note tellement rare, en presse vidéoludique, qu’elle suscite forcément passions, discussions sans fin et suspicions mal placées. Il y a le lecteur cartésien : celui pour qui, forcément, un défaut (et Zelda : Breath of The Wild en a) doit être sanctionné sur la cotation. Il y a aussi le lecteur qui a de la mémoire, et confère à tout ce qui est ancien une valeur supérieure à ce qui paraît en 2017. Bref, celui pour qui il n’existe aucun espace dans lequel Mario 64 pourrait être moins bien noté que Breath of The Wild.

Puis il y a le lecteur pragmatique. Celui qui comprend, dans la cotation maximale du journaliste, une volonté de l’auteur de marquer le coup. De montrer que le jeu qu’il vient de saigner déflore de nouveaux horizons. Qu’il s’agit d’un marqueur critique du secteur. Le lecteur qui sait que défauts il y a, mais que ceux-ci s’écrasent devant la valeur ajoutée et les qualités du titre.

Après 21 h passées sur Switch (un tiers en nomade, deux tiers sur télé) sur Breath Of The Wild, c’est clairement à ce joueur-là qu’on veut faire appel.

Bien sûr, BOTW n’est absolument pas irréprochable techniquement. Lags, animations faiblardes. Certes.

Mais le sentiment de liberté totale, jouissive, offert par une saga à la trame scénaristique qui a souvent tendance à faire Ctrl + C/Ctrl + V, en réinvente complètement les codes. La direction artistique, sublime, déploie paysages de fou sur paysages de fou à guetter derrière l’épaule de ce bon vieux Link, tout en donnant vie au moindre recoin d’Hyrule. On n’est jamais dans la carte postale, mais on en prend plein les rétines de fond en comble. La musique est au diapason, mirifique dès l’ouverture. Les quêtes secondaires pullulent, les trésors à chasser plus encore. Et les combats, moins fréquents mais plus souples et stratégiques, sont rondement menés.

Au final, peu importe la cote, le pourcentage ou le nombre d’étoiles. Le jeu parfait n’existe pas. Mais Legend of Zelda : Breath of The Wild, lui, existe. Et c’est une chance inouïe pour tout amateur de jeu vidéo.