Jeux vidéo Après les cartons de la NES Classic Mini et de la Super NES Classic Mini.

Pourquoi diable s’arrêter en si bon chemin ? Après le carton (et la rupture de stock) épique de la NES Classic Mini rééditée l’an dernier, alors que la Super Nintendo Classic Mini (vendue en ce moment pour 80 € avec 12 jeux préinstallés) est en train d’exploser les scores, pourquoi Nintendo s’arrêterait-il de surfer sur la vague de la rétrominimania ?

Puis, surtout, quelle autre console portable que le Game Boy - le vrai, gris avec ses boutons mauves - représente une madeleine de Proust plus bankable dans le catalogue de fin du vingtième siècle de Nintendo ?

Alors que certains voyaient la Nintendo 64 comme prochaine console à se voir rééditer (ce qui reste possible dans un futur plus ou moins proche), il semble finalement que ce soit le Game Boy, arrivé sur nos terres européennes en 1990 et écoulé à 120 millions d’unités (et 35 millions d’exemplaires pour son jeu phare, Tetris) depuis, qui soit le prochain à être remis au goût du jour. Le compte twitter "trademark_bot", qui répertorie automatiquement les dépôts de brevets au Japon, a en effet repéré les termes Nintendo Classic Mini Game Boy, mais également des traces d’objets aussi variés que des porte-clés, des colliers, des applis et des coques pour smartphone ou encore des montres, ce qui tendrait à prouver que le machine du marketing se mettrait en branle...

Attention toutefois : si la réédition d’un Game Boy Classic Mini fait parfaitement sens, il ne s’agit, à ce stade, que d’un dépôt de brevet, comme il s’en déroule des centaines chaque jour, très régulièrement sans suite. Si en revanche, la commercialisation se concrétise, Nintendo franchira-t-il le cap de l’écran couleur, apparu sur le Game Boy Color en 1998 mais aucunement sur le Game Boy Classic, celui de l’enfance des trentenaires ?