Jeux vidéo Mises en scène à la Fast and Furious, sensations extrêmes et courses endiablées, le Need for Speed Payback que nous présentait EA avant sa sortie était alléchant. On s'est donc précipité dessus lors de sa sortie et là ... c'est (presque) le drame. Plusieurs heures de test plus tard notre avis est sans appel: le jeu est passé à côté du coche.

Déjà en 2015, la reprise de Need for Speed par le studio suédois Ghost Games n'avait pas fait l'unanimité. Trop limité, avec des sensations de conduite délicates et un scénario plutôt mal tourné, le jeu avait reçu un accueil plus que mitigé. Qu'à cela-ne-tienne, les développeurs ont appris de leurs erreurs et nous ont présenté Payback, un titre qui se veut explosif, à l'hollywoodienne, avec une sensation de vitesse pure. Et là, c'est l'accident: le jeu ne répond pas du tout aux attentes.

Certes le scénario est un peu mieux ficelé que son prédécesseur, la carte est plus vaste et variée et le comportement d'une partie de l'IA (la police en tête) a été revue. Mais pour un jeu qui se nomme Need for Speed, il ne faudra pas trop avoir besoin de vitesse pour y prendre son pied. La sensation de vitesse est un peu faible et on a même tendance à avoir l'impression de tout contrôler. Or, dans un tel titre, pouvoir tout perdre sur un virage mal négocié est prépondérant !

© EA


Autre point noir: la (mauvaise) réponse à l'attente des fans, qui espéraient un jeu bourré d'action à la Fast and Furious. Finalement, excepté quelques courses scénarisées, le jeu est tout à fait banal, les tracés manquent d'originalité et pire encore, on ne comprend pas où tente de se situer le jeu. Est-ce un The Crew-like ? Est-ce un défouloir comme peut l'être Forza Horizon ? Est-ce un jeu de course hollywoodien ? Le jeu ne se crée pas sa propre identité et tente de varier les plaisirs sans vraiment exceller nulle part.

Enfin, les améliorations souvent aléatoires des voitures nous ont dérangés tant elles semblent désavantager le joueur... au profit de micro-transactions ? En effet, EA étant l'éditeur qu'il est, celles-ci sont parties intégrantes du jeu et les loot boxes, qui donnent accès à de l'argent in-game, permettent donc d'améliorer bien plus facilement son bolide ... Certes on peut progresser sans investir d'argent dans le logiciel mais on le fera alors plus lentement et difficilement.

© EA


Malgré tout, tout n'est pas mauvais dans ce Need for Speed Payback. La carte est un point positif car elle apporte une vraie variété dans le jeu, en plus d'être d'une taille plus que correcte. Le scénario est bien mieux écrit que le dernier en date et,si il ne revisite pas le style, il incite les joueurs à y réfléchir. Enfin la bande-son plutôt orientée hip-hop et rock s'intègre très bien dans l'atmosphère du jeu.

En conclusion, Need for Speed Payback est un peu un coup dans l'eau. Certes, meilleur que son prédécesseur, il pêche dans tout ce qui aurait du faire de lui le jeu d'action tant annoncé. Ce n'est pas un mauvais jeu de course mais il ne révolutionne pas le genre et face à la rude concurrence, ne tient pas la route. Dommage pour un titre qui promettait tellement mieux.