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Comme chaque année, le début de l’automne signifie le retour des feuilles mortes… et de FIFA ! Le jeu de football emblématique d’EA Sports revient cette année dans une mouture 2019 bien remplie, tant au niveau des nouveautés que du contenu. Le gameplay de l’édition 2018 avait déçu de nombreux fans. FIFA 19 remettra-t-il les pendules à l’heure ? Voici ce que nous avons pensé du jeu complet !

Un contenu hallucinant

Ils sont des champions ! Tel proclame l’hymne de la Ligue des Champions, véritable star de cet opus. Après 10 ans d’absence, la compétition reine pour les clubs européens est de retour sur FIFA et on vous le fait savoir : modes dédiés, tant en mode Compétition que Coup d’envoi , présence dans les modes Aventure , Carrière ou encore Ultimate Team , la Champions League est partout. Et ce n’est pas pour déplaire tant la compétition est fidèlement retranscrite, de l’habillage à l’ambiance, sans oublier le mythique hymne qui résonne dans les stades mais aussi en présentation des matches. Un retour qui fait vraiment plaisir.

Mais la Ligue des Champions n’est pas la seule nouveauté de ce FIFA 19 qui se veut rempli de modes en tout genre. Outre les habitués : Carrière , Aventure , Club pro , Saisons en ligne et l’inévitable Ultimate Team , on retrouve un mode Coup d’envoi repensé, avec de nombreuses finales de coupes (nationales ou internationales) à disputer et des matches aux règles particulières, comme les matches Survie , A distance , Têtes et volées ou Sans règle . EA affiche ici clairement sa volonté de redonner de la convivialité à son titre phare en invitant les joueurs à se retrouver sur un même canapé pour disputer des parties endiablées, à la manière de ce qu’offrait le mode Fiesta , quelques années auparavant. Ces nouveautés sont les bienvenues tant elles apportent de la fraîcheur au jeu, rendant les affrontements moins prévisibles, moins monotones et bien plus divertissants. Un gros plus !

Le mode Ultimate Team a, lui aussi, été légèrement revu. Adieu aux saisons en ligne et bienvenue au mode Division Rivals , qui fonctionne plus ou moins de la même façon mais se veut plus interactif, récompensant les joueurs pour leur progression (qu’ils enchaînent les victoires ou les défaites) et permettant aux meilleurs de se qualifier directement pour FUT Champions, la compétition vedette d’ Ultimate Team , qui se jouera à présent en 30 matches sur un week-end (et non plus 40). Pour le reste, on retrouve les Clash d’équipes , arrivés l’an passé ou encore les saisons hors-ligne et les défis de création d’équipe.

© EA Sports

Tout en contrôle… et en vitesse ?

Avec FIFA 19, EA Sports reste donc le maître indétrônable du contenu. Mais là où le bât a blessé l’an dernier, c’est au niveau des sensations manette en main. Et face à un gameplay aux petits oignons préparé par le rival PES, le jeu devait absolument proposer une alternative correcte, au-dessus des nombreux défauts et bugs de FIFA 18. Et cette alternative se résume en un mot : contrôle.

Les tirs, les passes, les réceptions du ballon, les gestes techniques, tout est à présent une question de contrôle. On sent bien plus l’impact du ballon sur le joueur, le poids du cuir au bout du pied. Attention, on est tout de même loin du mode FUMA (full manuel) qui peut être proposé par PES mais FIFA a décidé de jouer la carte de la fluidité, permettant aux joueurs de mieux gérer les phases de possession. Les passes doivent maintenant être plus précises pour arriver à destination tout comme les tirs, remodelés avec ce qu’EA appelle le « Timed finishing » ou « finition synchronisée », qui nécessiteront de prendre en compte les mouvements du ballon et du joueur en plus de la puissance et de la précision pour réussir des envois parfaits. Des nouveautés intéressantes mais qui n’effacent pas le gros problème de ce gameplay 2019 : la vitesse. Alors que la démo nous avait laissé un bel espoir d’avoir enfin une édition plus posée, qui permettrait une meilleure construction de ses actions, le jeu a clairement été accéléré. C’est la deuxième fois qu’EA fait le coup puisque la démo de FIFA 18 était elle aussi beaucoup plus lente que le jeu final. Résultat : on a parfois l’impression de se retrouver devant un FIFA 18,5 puisque les belles nouveautés de gameplay sont trop souvent dissimulées par un jeu trop rapide, à la limite du ping-pong. Rajoutons les retournées et volées acrobatiques, certes appréciables visuellement mais beaucoup trop fréquentes et le jeu gâche de beaux efforts avec de vieilles tares, qui ont déjà découragé de nombreux joueurs par le passé.

Heureusement, les défenseurs, bien plus coriaces que par le passé, rattrapent un peu le tout. Avec un pressing collectif très bien réalisé et des actions défensives de grande classe, ils relèvent le niveau et secondent parfaitement les gardiens, encore trop souvent fautifs.

© EA Sports

Des habillages graphiques améliorés mais pas de réelle nouveauté

Côté ambiance et réalisme, FIFA tape comme d’habitude très fort. Après la Premier League c’est au tour de La Liga d’être totalement intégrée au jeu, de l’habillage graphiques aux stades et aux visages, modélisés pour la plupart. Il s’agit de la majeure avancée graphique du jeu.

La deuxième, plus légère mais qui apporte encore plus de réalisme, c’est l’apparition de grands tifos dans de nombreux matches ainsi que de gros plans sur les supporters. On a vraiment l’impression d’assister à une retransmission télévisée et c’est très prenant !

Pour le reste, le jeu ressemble à s’y méprendre à son prédécesseur. Malgré les prouesses graphiques que nous montrent certains jeux sortis dernièrement, FIFA ne semble pas vouloir monter d’un cran visuellement. Est-ce une volonté des développeur ou atteint-on déjà les limites du moteur Frostbite ?

© EA Sports

Un jeu réussi, un contenu impressionnant mais un gameplay qui pèche, encore une fois

FIFA 19 a de solides arguments. La Ligue des Champions, les nouveaux modes de jeux, les améliorations de gameplay et bien évidemment les habillages et licences officiels sont autant de points positifs offerts par le jeu. Mais une vitesse de jeu toujours trop élevée, des gestes parfois peu réalistes et des gardiens souvent aux fraises gâchent les efforts fournis par EA et pourraient très certainement décevoir de nombreux joueurs. Le jeu reste néanmoins un incontournable de la simulation sportive mais on espère qu’EA Sports sortira quelques patches pour corriger les balbutiements de son gameplay. Dans ce cas-là, FIFA ne sera pas loin de devenir le maître absolu.