Jeux vidéo L’appli sensation de l’été 2016 reçoit une mise à jour majeure. Mais le jeu n’est-il pas déjà placé sous coma artificiel?

Sensation de l’été 2016, Pokémon Go va-t-il sortir de la torpeur dans laquelle il est tombé, une fois que la météo a proscrit les balades au parc et que le buzz se soit dégonflé ? En tout cas, Niantic, le développeur de l’application aux plus de 500 millions de téléchargements, et The Pokémon Company, l’entité qui diligente le tout sous le regard partiel de Nintendo, espèrent réenclencher la machine.

L’appli Pokémon Go vient de recevoir une mise à jour majeure, introduisant pas moins de 80 nouvelles créatures destinées à garnir les Pokédex. Celles de la deuxième génération de Pokémon, que les joueurs de la première heure ne connaissent pas nécessairement, pas sûr donc que l’effet rétro fonctionne à nouveau à plein.

Qui plus est, si le jeu va plus loin dans la personnalisation de l’avatar et ajoute de nouveaux objets et mécanismes, il reste sourd à développer ce qui pourrait réellement rendre le jeu pérenne, son aspect communautaire. Il n’est toujours pas possible d’échanger des Pokémons, de combattre en arène en groupe, de créer des tournois ou de confronter ses Pokémons à celui d’un ami…

L’ambition de Niantic est claire : refaire le coup de 2016, avec l’arrivée du printemps et des beaux jours, plus enclins à la marche en extérieur pour faire éclore ses œufs. Et maintenir en vie un jeu rémunérateur (il a battu le record de revenu généré en un mois par un jeu mobile avec 206,5 millions $), mais qui est probablement mort la même année qu’il est né.