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Les derniers mois ont été très bons pour Arkane Studio et Bethesda. Après avoir délivré un fantastique Dishonored 2, le studio français remet le couvert avec un thriller spatial aux airs assumés de Bioshock. Le level design sans faille en plus et la narration palpitante en moins.

Prey vous place dans la peau de Morgan Yu. Selon votre préférence, Morgan pourra être un homme ou une femme sans que cela ait aucune influence sur le déroulement du jeu.

Il ne serait pas sage de dévoiler plus que ce que la promotion de Prey explique déjà: c’est votre premier jour de boulot en tant qu’ingénieur sur Talos One, gigantesque station spatiale et centre de recherche à l’origine des Neuromods, sortes d’augmentations cérébrales qui ont permis aux humains de s’améliorer à la Deus Ex.

© prey

Évidemment, rien n’est aussi simple et votre intégration dans votre nouveau job tournera vite au cauchemar: vous voilà seul dans un gigantesque et luxueux complexe spatial envahi par des aliens visqueux nommés Typhons. À vous de survivre, découvrir ce qu’il s’est passé et éviter que les Typhons n’atteignent la Terre.

Sans être particulièrement astucieux, le scénario de Prey est bien ficelé et a le mérite d’être clair. Talos One est par ailleurs truffée de notes, de livres et d’e-mails enregistrés sur des ordinateurs qui plairont aux joueurs désireux d’arrêter de massacrer de l’alien pour en apprendre plus sur l’univers du jeu.

Pour absorber ses joueurs, Prey compte sur une tension solide, maintenue tout au long de votre progression dans la station. Que vous alliez vers l’avant ou que vous retourniez sur vos pas, des variétés de Typhons vous attendront dans chaque pièce, chaque couloir. Pire, certains d’entre eux, les mimics, ont l’horripilante capacité de se transformer en n’importe quel objet et ainsi se fondre dans le décor. Attendez-vous à être saisis.

Même si Morgan dispose d’un arsenal de FPS assez classique, il trouvera très rapidement dans le jeu le Canon à Gloo. Cette arme permettra d’emprisonner les ennemis dans une sorte de béton synthétique, mais aussi de créer des obstacles et des plateformes s’il est géré correctement. Après quelques heures de jeu, il obtiendra grâce aux neuromods des pouvoirs surnaturels rappelant les plasmides de Bioshock. Ceux-ci devront être débloqués, assignés et il faudra les combiner pour en tirer le meilleur.

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Mis à part les mimics, la plupart des typhons seront considérablement plus puissants que vous. Ce parti pris obligera le joueur à utiliser son environnement, sa ruse et les compétences qu’il aura choisi de débloquer. Choisirez-vous de vous frayer un chemin en lançant des tables sur vos ennemis ? Vous transformerez-vous en tasse pour passer dans les interstices les plus petits ? Beaucoup de solutions sont possibles et le level design de Prey en offre énormément, sans jamais prendre le joueur par la main. Aucune stratégie n’est stupide et si vous décidez de passer un mur trop haut en faisant une pile de valises, vous pouvez. Nous l’avons fait et ça marche.

L’esthétique de Prey rappelle immédiatement Dishonored : si les graphismes ne sont pas particulièrement fins ou éblouissants, ils sont tout simplement efficaces. Pas de photoréalisme ou d’effets de lumières excessifs, tout est misé sur l’aspect général des décors, des personnages et des objets. Le résultat est immersif et forme un tout cohérent, dépaysant et souvent très joli. Talos One est un labyrinthe gigantesque de zones variées, à première vue difficiles d’accès. Comme dit plus haut, il suffira bien souvent d’un peu d’ingéniosité pour explorer certains endroits. Nous attribuerons d’ailleurs une mention spéciale à l’effort fait pour remplir chaque pièce d’une histoire propre et d’éléments intéressants à observer ou récolter.


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© prey

Nous comparions Prey à Bioshock plus haut concernant le gameplay, mais Arkane Studio s’est probablement inspiré du titre culte pour créer l’ambiance de son jeu. Talos One n’est pas un lieu aussi décadent que Rapture, mais tous deux partagent leur apparence luxueuse, mais morbide, vaste, mais terriblement oppressante.

Traditionnel juste comme il faut, mais malheureusement peu innovant, Prey tire ses influences des grands noms du FPS. La première heure du jeu (disponible en démo,foncez) pose directement les bases d’une aventure rythmée, tendue qui met le joueur à l’épreuve sur d’autres capacités que le maniement de la gâchette. Les amateurs de gros flingues et d’explosions seront laissés pour compte, mais Prey exploite à merveille des passages de thrillers, des séquences de combats, d’exploration et de réflexion. Arkane Studio démontre encore une fois sa maîtrise du level design avec un jeu dont les environnements racontent eux-mêmes leur propre histoire et guident subtilement le joueur vers l’action.

Prey est disponible sur PC, PS4 et Xbox One (pour les plus de 18 ans) et sur le site de notre partenaire Smartoys en cliquant ici