Jeux vidéo

Tout droit venu d’une autre galaxie, Starlink atterrit sur la planète Terre. L’occasion pour la Switch de montrer qu’elle a le droit de bénéficier d’un contenu exclusif digne de ce nom.

La nouvelle licence d’Ubisoft jouit d’une sortie multiplateforme sur Switch, PS4 et Xbox One. Si la Switch en a un peu moins dans le ventre au niveau de sa puissance, elle profite néanmoins d’un invité de marque : Fox McCloud. La présence de notre renard intergalactique est indissociable de son légendaire Arwing, et ce pour notre plus grand plaisir.

© Nintendo

Le jouet vidéo de l’espace

Un peu à la manière d’un Disney Infinity, Starlink matérialise physiquement les pilotes et armes à moduler sur la carcasse interstellaire en votre possession. Les jouets s’avèrent d’une qualité basique - en plastique - mais honorable pour un prix abordable. L’édition de démarrage sur Switch fournit l’Arwing, le pilote Fox et Mason en plus de deux armes. En possession de ces éléments, il suffira de brancher les différents modules sur la navette spatiale directement raccordée elle-même à votre manette de jeu.

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Une aventure stellaire en kit ?

La plus grande crainte possible pourrait se matérialiser dans le fait de se retrouver face à un jeu inachevé tant que l’intégralité des jouets ne trône pas dans votre ludothèque. Cette anxiété ne peut malheureusement pas être totalement annihilée. La possibilité de terminer la campagne de base, longue d’une dizaine d’heures, en utilisant uniquement les atouts disponibles dans le pack de démarrage est totalement faisable. Même si cette possibilité est louable, un gout d’inachevé ne pourra que guetter la commissure de vos lèvres. Le marketing fait mouche : le désir de posséder les différents bâtiments spatiaux et autres lasers flottera dans l’air. Le prix pour y parvenir montera en flèche. Petit réconfort pour les moins matérialistes, le coût de l’intégral en numérique est plus avantageux.

Rusé comme un renard

Côté jouabilité, la prise en main est quasiment immédiate. Piloter l’Arwing est un plaisir, à tel point que pratiquer le célèbre Barrel Roll donne l’impression de jouer à un Star Fox. Si le rapprochement à la célèbre série de jeu Nintendo ne s’arrête pas là, les inspirations sont évidentes, mais nous ne vous gâcherons pas ces surprises.

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L’agencement de votre vaisseau donne la possibilité d’y intégrer 2 armes. Cette artillerie permet de jouer sur les éléments pour ainsi créer des combos dévastateurs en fonction du type d’ennemi : combiner une arme de type vortex et une arme de feu permet de faire naitre un vortex flamboyant capable d’anéantir un ennemi de glace en un rien de temps. Les pilotes bénéficient d’une capacité spéciale personnelle. Fox fait par exemple appel à sa bande en renfort pendant quelques secondes. En complément, une composante RPG viendra s’ajouter à tout ça, pour obtenir des niveaux de maitrise mais également des améliorations à apporter selon l’arme, le vaisseau et le pilote.

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Dans les airs ou sur terre, naviguer dans l’espace ou sur une planète se fait avec une transition éclair. Aucun temps de chargement ne viendra ternir l’aventure, tout est immédiat, ce qui renforce l’immersion.

De l’exploration à la conquête spatiale

Une fois dans l’atmosphère de la planète à visiter, il sera nécessaire de s’allier avec des avant-postes ou de les construire. Ces derniers se caractérisent par diverses spécificités : raffinerie, observatoire, caserne. Ces particularités s’accompagnent de plusieurs avantages à découvrir en jeu. Les astres visités possèdent tous des environnements propres. Néanmoins, une pointe de redondance apparaît après des explorations complètes. La faune et la flore ne foisonnent pas à outrance, mais elles ont le mérite d’évoluer et de participer à la cohérence des univers.

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Techniquement en deçà mais inspiré

En mode portable, Battle For Atlas fait peine à voir. À pleine vitesse dans un environnement chargé, les couleurs commencent à baver et les pixels apparaissent sans aucune gêne. Même constat lors de certains affrontements, le jeu souffre de plusieurs ralentissements. Faut-il tout de même le soulever, ces problèmes n’empêchent pas le confort de jeu portatif.

En mode télé, les défauts sont gommés pour la plupart. Tout devient plus fin et plus agréable à l’œil même si l’affichage PS4/Xbox One est un objectif à ne pas espérer atteindre sur Switch. Les associations des couleurs et les différents biomes chatoient la rétine et font penser aux différents visuels déjà aperçus sur No Man’s Sky.

Un Star Fox inattendu

Les fans des aventures de la bande de Lylat seront aux anges, surtout après un épisode Wii U décevant. Fox et sa campagne exclusive s’intègrent parfaitement à l’univers de Starlink. Ubisoft donne naissance à une aventure mature et satisfaisante pour les petits comme les grands. Cependant, l'aspect « jouet » vidéo en rebutera plus d’un. Sympa, mais redondant au bout d’un moment, repasser à la caisse pour renouveler l’expérience pourrait faire mal… Faire un choix selon la bourse en votre possession se révélera être un frein non-négligeable. Gageons que le pack de démarrage promet des dizaines d’heures de fun.