Total War Warhammer II fait mieux que son aîné

Simon Lopez Publié le - Mis à jour le

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Bienvenue dans le Nouveau Monde, où richesses, rites funèbres et oreilles pointues vous attendent à chaque recoin de forêt.

Faites vos adieux à l’Empire et ses disputes incessantes avec les Orcs et les canines pointues. Accueillez une foule de lézards, un grouillement de rongeurs nuisibles et une cohue de mangeurs de salade.Au menu de ce Warhammer Total War II, attendez-vous à une multitude de nouvelles mécaniques de jeu liées aux diverses nouvelles factions. Ce jeu de stratégie ne manque donc pas d’idées nouvelles.

Une des forces majeures de TW Warhammer premier du nom résidait dans sa grande variété de gameplay, le deuxième titre tient bien à conserver la recette, voire à l’améliorer. Si les buts à atteindre restent les mêmes pour tous, les moyens d’y accéder sont différents en fonction de la race choisie. Par exemple, les colonies des Hommes-lézards sont reliées par un réseau invisible de puissance qui traverse le monde entier. Au plus vous connectez de provinces à votre réseau et au plus vous pouvez augmenter votre puissance. Celle-ci, une fois récoltée en suffisance, à vous d’accomplir des rites qui vous confèrent différents bonus. Certains sont tellement puissants qu’ils peuvent directement vous envoyer à la victoire. Bien entendu, ces derniers ne sont pas des moins coûteux.

Chaque faction a sa manière de rendre gloire à ses Dieux afin d’accomplir les différents rites ; les Hommes-lézards les recouvrent de pièces d’or, les Skavens offrent de la nourriture, les Elfes noirs sacrifient des esclaves et ainsi de suite.

Le Rite de la Gloire primale des lézards génère ainsi une armée constituée de Bastiladons sauvages, Stégadons et Carnosaures. Le Rite de Sotek contamine les armées étrangères se trouvant sur votre territoire et bien d’autres.

En outre, l’univers de Warhammer II gravite autour de ce que l’on appelle « le vortex », une puissante barrière magique érigée par les Hauts-elfes, servant à maintenir le Chaos en dehors de ses contrées. Au-delà des rites, chaque faction se voit dans l’obligation de contrôler ce vortex, leur assurant une grande puissance. Pour ce faire, à vous de collecter de nombreux artefacts antiques que vous pouvez trouver aux quatre coins du monde. Cela permet une nouveauté supplémentaire, les camps ou ruines. En effet, à l’instar d’un Civilization, de nombreux sites peuvent être fouillés. Ils apparaissent de manière aléatoire au cours de la partie et mettent au profit du joueur des récompenses variées telles que des améliorations ou des armes.

Si les graphismes changent peu par rapport au premier titre, la bande-son a été particulièrement travaillée apportant son lot de détails à la faune ou la flore ; bruissement de canopée, rugissement de Saurus ou bourdonnement de mouches pour les Skavens. La musique sied parfaitement à l’univers, ajoutant une touche d’heroïc fantasy supplémentaire au cocktail.

Au final, ce Total War Warhammer II est une réussite pour un gameplay aussi diversifié qu’original. Une carte gigantesque pour un univers aux mécaniques de batailles et d’économies toujours aussi efficaces. Un must have pour tous les fans de batailles stratégiques en manque d’heroïc fantasy.

Simon Lopez