Livres/BD Au centre du dernier roman de Didier Van Cauwelaert, quelques-unes de ses obsessions : la médiumnité, les abeilles et la Belgique.

Après 25 ans de cohabitation forcée, Chloé se voit débarrassée de l’esprit d’Albert Einstein, qui, s’il était encombrant, lui permettait aussi de gagner sa vie en tant que médium. Coup du sort, le grand scientifique choisit la gare du Midi pour se faire la malle et migrer dans la tête de Zac, jeune serveur dans une brasserie et amoureux des abeilles…

Pourquoi avoir choisi Bruxelles, cette fois-ci ?

"Il y a eu une convergence… Vous connaissez la résurgence, de livre en livre, de mes origines belges. Son esprit, son climat. Là, il y a le rapport d’Einstein avec la Belgique, dont personne ne parle jamais. Or, il a vraiment dit et écrit ‘ C’est le seul endroit au monde où j’ai vraiment été compris, aimé et protégé’ . Ce rapport très particulier, d’origine musicale, qu’il avait avec la reine Elizabeth, a fait que quand les nazis ont mis sa tête à prix, il a bénéficié d’une protection officielle et officieuse très serrée. Et puis, je voulais montrer comment Chloé est utilisée par l’Otan, le côté exilé fiscal à Ixelles…"

Zac, lui, habite Molenbeek. C’est une manière de rendre ses lettres de noblesse à une commune qui a été beaucoup pointée du doigt ?

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Un tournage à Molenbeek

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