Livres/BD Amoureux de belles locomotives et passionnés du rail belge, le père Noël a pensé à vous !

Temps de fêtes, temps de cadeaux. Et pour les amoureux du rail et les passionnés de belles locomotives, pas d’hésitation : au pied du sapin, le père Noël déposera cet ouvrage magnifique que l’ancien porte-parole des chemins de fer belges Louis Gilliaux sort chez Racine : "Les Chemins de fer belges" où un voyage en 200 pages dans l’histoire de nos chemins de fer de 1835 à… 2018.

On apprendra comment la Belgique fut le premier du continent européen à inaugurer dès mai 1835 une liaison ferrée entre Bruxelles et Malines sur base d’un projet du Britannique George Stephenson : et voilà pourquoi les trains roulent à gauche chez nous comme d’ailleurs dans la plupart des autres pays européens. L’Angleterre avait déjà une expérience de dix ans dans la conception d’un réseau ferré.

Le lecteur saura tout sur la locomotive carénée Type 12 Atlantic de la SNCB qui pouvait atteindre dès 1939 la vitesse de 165 km/h, et a détenu le record mondial de vitesse des trains de voyageurs, le fameux Ruban bleu. C’est par miracle qu’une d’elles, la 12.004 a survécu au chalumeau il y a 50 ans. En 1967, après la fin de la traction à vapeur en Belgique, l’ordre fut donné de détruire toutes ces locomotives polluantes. Une rame de locomotives destinées à la casse passa sous les fenêtres de la direction de la SNCB, et un responsable fit détacher la dernière locomotive afin de la sauver. La 12.004 carénée est devenue l’emblème du fameux musée des chemins de fer Trainworld en gare de Schaerbeek.

Autre merveille, la Diesel General Motors construite sous licence à La Croyère par l’entreprise Anglo Franco Belge. En service dès 1954, certaines de ces locomotives appelées dans le jargon "Gros Nez" n’ont été retirées qu’en 2014.

Les Chemins de fer belges fourmille d’anecdotes. Saviez-vous qu’en 1974, une locomotive électrique de la SNCB, équipée pour pouvoir circuler sous plusieurs tensions d’alimentation électrique, parcourait chaque week-end le trajet Bruxelles-Spiez au pied des Alpes bernoises en Suisse, en tractant sur 732 km le célèbre train de vacanciers Freccia del Sole.

L’exploit consistait à utiliser successivement 5 réseaux ferroviaires et 3 modes différents de courant d’alimentation.

Aujourd’hui, la plupart des locomotives de marchandise sont équipées pour tracter, sans changement aux frontières, de lourds trains traversant plusieurs pays comme entre les Pays-Bas et l’Italie.

De l’âge d’or du rail à son déclin face à la toute puissance de l’automobile, Louis Gillieaux traverse la longue histoire de notre paysage ferroviaire sous tous ses aspects : technologique, industriel, sociologique, économique et politique. Sans oublier les nouveaux trains commandés par la SNCB en 2010, les Desiro, Eurosprinter, Traxx et autres Vectron toutes désormais construites à l’étranger.

Loin, le temps où ces machines de toute beauté faisaient la fierté des entreprises métallurgiques belges partout dans le monde : ABR, ACEC, Cockerill, Anglo Franco Belge, Baume et Marpent, La Brugeoise et Nivelles, Nicaise, Tubize….

 Les Chemins de fer belges, par Louis Gillieaux, éditions Racine, 34,95 €